Marion Maréchal « ne croit pas » que Jean-Marie Le Pen était antisémite
L'eurodéputée considère que "les désaccords et le malentendu, y compris vis-à-vis des Français de confession juive, ont été très largement soldés"

L’eurodéputée et petite-fille de Jean-Marie Le Pen, Marion Maréchal, a affirmé dimanche qu’elle ne « croyait pas » que son grand-père était antisémite, tout en rappelant avoir condamné ses propos polémiques passés.
« Moi qui l’ai connu personnellement, je ne le crois pas », a affirmé l’élue nationaliste sur BFMTV, interrogée pour savoir si le cofondateur du Front national (devenu Rassemblement national) Jean-Marie Le Pen était antisémite.
Si le RN a œuvré à sa tentative de dédiabolisation à l’égard de la communauté juive depuis plusieurs années, Jean-Marie Le Pen était connu pour ses propos négationnistes, qui lui ont valu d’être condamné à plusieurs reprises en justice. Il avait notamment déclaré que l’existence des chambres à gaz était « un point de détail » de l’Histoire.
« Est-ce que les condamnations sondent les cœurs et les reins des hommes ? Je ne le crois pas », a ajouté Marion Maréchal, qui vient de publier un livre intitulé Si tu te sens Le Pen chez Fayard.
Elle a rappelé avoir été « en désaccord » avec les propos de son grand-père.
« Maintenant, c’est vrai que je m’y attarde moins, je ne vous le cache pas, parce que j’ai d’autres ambitions dans la vie que d’aller cracher sur la tombe de mon grand-père », a-t-elle poursuivi.
L’eurodéputée estime que « les désaccords et le malentendu, y compris vis-à-vis des Français de confession juive, ont été très largement soldés », rappelant sa participation, ainsi que celle de sa tante et leader du RN Marine Le Pen, à la marche contre l’antisémitisme à l’automne 2023.
En mars 2025, le président du RN, Jordan Bardella, avait été le premier dirigeant de ce parti officiellement invité par le ministre Amichai Chikli à venir en Israël pour une conférence sur la lutte contre l’antisémitisme, à laquelle Maréchal avait également participé.
« Donc, objectivement, tout ça est derrière nous aujourd’hui », a-t-elle déclaré dimanche.
En mai 2024, Bardella avait admis que Jean-Marie Le Pen avait tenu des propos « éminemment antisémites » dans sa vie, après avoir reconnu une « maladresse » pour avoir affirmé quelques mois plus tôt qu’il ne « pensait pas que Jean-Marie Le Pen était antisémite ».







