Marquant la guerre de 73, le président souhaite tirer des leçons du passé
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Marquant la guerre de 73, le président souhaite tirer des leçons du passé

Rivlin a averti contre le risque de devenir dépendant de l’illusion de la force militaire, déclarant qu’un avenir diplomatique devait être construit

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Reuven Rivlin, à droite, et le ministre de la Défense Moshe Ya'alon vus à une cérémonie marquant les 42 ans depuis la guerre de Yom Kippour, tenue au cimetière militaire du mont Herzl à Jérusalem, le 24 septembre, 2015. (Crédit :Hadas Parush / Flash90)
Reuven Rivlin, à droite, et le ministre de la Défense Moshe Ya'alon vus à une cérémonie marquant les 42 ans depuis la guerre de Yom Kippour, tenue au cimetière militaire du mont Herzl à Jérusalem, le 24 septembre, 2015. (Crédit :Hadas Parush / Flash90)

Le président Reuven Rivlin a incité jeudi les Israéliens à être audacieux dans leur remise en question de leurs dirigeants et a averti contre le risque d’être séduit par un faux sentiment de sécurité fondé sur la puissance militaire du pays.

Rivlin a fait ces déclarations au cimetière militaire du mont Herzel à Jérusalem lors d’une cérémonie officielle célébrant les 42 ans depuis la guerre de Yom Kippour qui, a-t-il déclaré, constitue toujours une « blessure ouverte » pour la nation.

« Ce Yom Kippour, nous étions dépendants de l’illustion de stabilité qui était imaginée dans le status quo d’être une superpuissance régionale, s’est souvenu Rivlin. Israël en 2015 ne doit pas devenir dépendant de la même fausse stabilité : il doit oser être à l’origine d’initiatives. Même dans des conditions d’incertitude, nous devons établir un horizon diplomatique et stratégique de nos propres mains ».

« La société israélienne doit critiquer ses dirigeants, se poser des questions avec courage », a-t-il ajouté.

Le 6 octobre 1973, les armées égyptienne et syrienne ont lancé une attaque surprise contre Israël alors que l’Etat juif célébrait Yom Kippour, le Jour du Grand Pardon, où l’on observe un jeûne de 25 heures.

Bien qu’Israël ait finalement remporté la victoire après d’importants revers au début du conflit, plus de 2 500 soldats ont été tués et des centaines ont été capturés, un fort contraste par rapport à l’issue rapide de la Guerre des Six Jours de 1967.

Dans le sillage de vives critiques de la part du peuple vis-à-vis du gouvernement et de l’armée (en particulier les renseignements) face à leur flagrante incapacité d’avoir pu prévoir et de s’être préparé à l’attaque, le chef de l’armée David Elazar avait démissionné après qu’une commission d’enquête ait recommandé qu’il soit démis de ses fonctions, et la Premier ministre Golda Meir et son cabinet, y compris le ministre de la défense Moshe Dayan, avaient également donné leur démission.

Le ministre de la Défense Moshe Yaalon, qui était également présent à la cérémonie de jeudi, a promis qu’Israël chercherait la paix mais resterait sur ses gardes contre tout type de menace.

« Nous devons continuer à agir avec force et détermination, avec responsabilité et discrétion, contre ceux qui cherchent à nous enlever même ces jours-ci, à côté de nos frontières, à l’intérieur, et même très loin d’elles, » a déclaré Yaalon.

« Pour continuer à poursuivre une paix véritable avec des peuples de la région, sans être conduit par des illustions ; pour continuer à être en alerte vis-à-vis des changements fréquents, pour remuer ciel et terre afin d’être meilleur, plus au courant, et encore plus prêt, » a conclu le ministre de la Défense.

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