Marseille : fermeture d’une école « clandestine » considérée comme « salafiste »
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Marseille : fermeture d’une école « clandestine » considérée comme « salafiste »

Une loi durcissant le régime des écoles libres hors contrat était notamment destinée à lutter contre "l'embrigadement" d'élèves par l'islam radical

Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education quitte l'Elysée après une réunion, le 30 mai 2018. (Crédit : AFP PHOTO / Ludovic MARIN)
Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education quitte l'Elysée après une réunion, le 30 mai 2018. (Crédit : AFP PHOTO / Ludovic MARIN)

Le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a annoncé mardi la fermeture d’une école « clandestine » considérée comme « salafiste », qui accueillait une vingtaine d’élèves dans les quartiers nord de Marseille.

« C’est une école clandestine qui ne correspond pas aux règles que nous avons fixées depuis le mois de juillet dernier » durcissant le régime des écoles privées hors contrat pour éviter les dérives, a déclaré le ministre sur BFMTV. « Ce n’est pas la première et ce n’est pas la dernière », a-t-il ajouté, promettant d’autres fermetures dans les semaines à venir.

Ce « regroupement d’élèves », déclarés chacun « sous le régime de la scolarisation à domicile », n’avait pas été ouvert de façon « régulière », a indiqué le rectorat d’Aix-Marseille à l’AFP, précisant que « le procureur de la République a été saisi ».

Située dans le 14e arrondissement de Marseille, cette « école clandestine » accueillait une « petite vingtaine » d’élèves, selon le ministre. « Désormais, lorsqu’une école peut poser un problème notamment du point de vue de l’ordre public ou du point de vue du respect des règles de base de l’Éducation nationale, (…) nous nous sommes mis en situation de pouvoir la fermer ».

Dans le cas présent, « il y a eu un mensonge » sur la situation des enfants : « tous les matins, ils étaient accompagnés dans ce lieu qui ne ressemble pas à une école, qui est un groupe de salles », a-t-il poursuivi. « Ces enfants seront re-scolarisés dans des écoles publiques, leurs familles seront reçues ».

« Nous ne voulons pas que des enfants se fassent endoctriner de cette façon-là », a déclaré le ministre, jugeant qu’il s’agissait d’un « phénomène de société ».

La loi durcissant le régime des écoles libres hors contrat était notamment destinée à lutter contre « l’embrigadement » d’élèves par l’islam radical et à trouver « un juste équilibre entre liberté d’enseignement et protection des enfants ».

L’enseignement libre hors contrat comptait 74 000 élèves à la rentrée 2017 – sur un total de 12 millions en France. Des effectifs en forte progression, tout comme le nombre d’établissements

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