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Matti Caspi annule ses spectacles en raison des restrictions COVID « fascistes »

Le chanteur déclare qu'il ne se produira pas après le rétablissement des restrictions liées au "passeport vert"; "Je ne coopérerai pas avec la dictature ou le fascisme"

Le musicien israélien Matti Caspi se produit dans le Gush Etzion, le 10 décembre 2015. (Autorisation : Gershon Elinson / Flash 90)
Le musicien israélien Matti Caspi se produit dans le Gush Etzion, le 10 décembre 2015. (Autorisation : Gershon Elinson / Flash 90)

Matti Caspi, l’un des musiciens les plus connus d’Israël, a déclaré qu’il annulait une série de concerts en raison du retour des restrictions d’entrée liées au « passeport vert » lors de grands événements.

« J’ai déjà déclaré par le passé que je ne me produirais pas s’il y avait des restrictions qui ne permettraient pas à certains de mes fans de venir à mon spectacle », a écrit Caspi sur Facebook mercredi après-midi. « Je ne coopérerai pas avec la dictature ou le fascisme ».

Caspi a déclaré qu’il préférait « se décevoir » et ne pas se produire, plutôt que de décevoir « même deux de mes fans qui veulent venir à mon spectacle mais ne peuvent pas parce qu’ils ne sont pas vaccinés. »

La semaine dernière, le cabinet Corona a voté pour approuver le retour du « passeport vert » pour les grands événements à partir de jeudi. Les restrictions initiales relatives au passeport vert avaient été levées par le gouvernement précédent le 1er juin.

Selon le nouveau plan, l’entrée aux événements de plus de 100 personnes – en intérieur et en extérieur – ne sera autorisée qu’aux personnes vaccinées, guéries ou présentant un test COVID négatif. Les enfants de moins de 12 ans – qui ne peuvent pas être vaccinés – sont tenus à l’écart du système.

Caspi a écrit qu’il ne se produira « que lorsque toutes les restrictions seront levées et que tous ceux qui le souhaitent pourront venir à mes spectacles – soit tout le monde, soit personne ! »

Des fans font la queue pour obtenir des autographes de Matti Caspi, le musicien et chanteur emblématique qui s’est présenté au kibboutz Be’eri pour un concert improvisé le 31 juillet 2014. (Crédit: Jessica Steinberg/Times of Israel)

L’année dernière, Caspi avait qualifié le Premier ministre de l’époque, Benjamin Netanyahu, de « dictateur » en raison de la fermeture par le gouvernement des institutions culturelles pendant la pandémie.

« Lorsque celui de Balfour » – la rue de Jérusalem qui abrite la résidence officielle du Premier ministre – « a décidé de fermer la bibliothèque nationale, j’ai décidé de répondre », a déclaré Caspi en août dernier dans une vidéo Facebook.

« Je suggère au dictateur de mettre en pratique ce qu’il a décidé [pour les autres] », a-t-il ajouté. « Puisqu’il a fermé tout ce qui est lié à la culture et ruiné la vie de tous ceux qui créent la culture, qu’il décroche de ses murs tous les tableaux qui y sont accrochés, qu’il prenne toutes les œuvres d’art chez lui et les détruise immédiatement. »

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