Mea Shearim : Des ultra-orthodoxes attaquent des policiers pendant Pourim
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Mea Shearim : Des ultra-orthodoxes attaquent des policiers pendant Pourim

Des juifs ultra-orthodoxes ont attaqué dimanche à coup de pierres des policiers pendant la fête de Pourim, ravivant les tensions autour du respect des mesures sanitaires

Des juifs ultra-orthodoxes affrontent la police à l'entrée de Jérusalem alors qu'ils protestent contre l'arrestation d'un étudiant de yeshiva qui voulait échapper au service militaire, le 22 décembre 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)
Des juifs ultra-orthodoxes affrontent la police à l'entrée de Jérusalem alors qu'ils protestent contre l'arrestation d'un étudiant de yeshiva qui voulait échapper au service militaire, le 22 décembre 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)

Des dizaines de juifs ultra-orthodoxes ont lancé des pierres et des objets vers des agents des forces de l’ordre venus retirer des effigies de policiers, suspendues à des fils électriques, dans le quartier de Mea Shearim, à Jérusalem, a constaté un journaliste de l’AFP qui a entendu des manifestants qualifier les forces de l’ordre de « nazis ».

Sur une des poupées était inscrit le nom du préfet de police Yaakov Shabtai, ont indiqué les forces de l’ordre qui ont dit avoir arrêté un suspect.

La fête de Pourim marque selon la tradition juive, la victoire des Juifs contre un vizir de l’empire perse, Haman, au Ve siècle avant l’ère commune. Elle est traditionnellement l’occasion de défilés carnavalesques, de soirées costumées et de grands rassemblements populaires.

Craignant une hausse des contaminations, Israël qui a entamé la sortie progressive de son troisième confinement, a instauré un couvre-feu nocturne pendant la fête, de jeudi à dimanche. Et, dimanche, la police a tenté d’empêcher les Israéliens de se rendre à Jérusalem pour faire la fête, en contrôlant les accès à la ville.

L’année dernière, les autorités avaient interdit les rassemblements lors de cette fête alors que la pandémie en était à ses débuts. Mais les restrictions n’avaient pas été suivies, provoquant une vague de contaminations dans les jours suivants.

Des heurts opposent depuis plusieurs semaines la police israélienne à des juifs ultra-orthodoxes (12 % de la population) opposés aux mesures de confinement. Fin janvier, un bus avait été incendié et son chauffeur blessé à Bnei Brak, près de Tel Aviv.

Un bus incendié par un groupe d’ultra-orthodoxes dans la ville de Bnei Brak, le 24 janvier 2021. (Police israélienne)

Certains rabbins avaient appelé leurs fidèles à ne pas fermer les yeshivot (écoles talmudiques) pendant les trois confinements instaurés pour lutter contre la pandémie et ce, en dépit des mesures sanitaires annoncées par le gouvernement d’union Benjamin Netanyahu, qui compte pourtant des partis orthodoxes.

Ces nouveaux heurts entre policiers et orthodoxes interviennent à l’heure où Israël mène une intense campagne de vaccination qui a permis de fournir une première dose de vaccin à plus de 4,65 millions d’habitants, soit plus de la moitié de sa population.

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