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Meloni dénonce « la fureur nazi-fasciste » responsable de la rafle du ghetto de Rome

La dirigeante d'extrême-droite a réagi à l'anniversaire de la rafle ; cela fait aussi 84 ans que les lois antijuives du régime fasciste du dictateur Mussolini ont été promulguées

La co-fondatrice et présidente du mouvement Fratelli d'Italia Giorgia Meloni près de Côme, dans le nord de l'Italie, le 4 septembre 2022. (Crédit :  MIGUEL MEDINA / AFP)
La co-fondatrice et présidente du mouvement Fratelli d'Italia Giorgia Meloni près de Côme, dans le nord de l'Italie, le 4 septembre 2022. (Crédit : MIGUEL MEDINA / AFP)

Giorgia Meloni, dirigeante du parti post-fasciste Fratelli d’Italia et probable future Première ministre, a dénoncé « la fureur nazi-fasciste » à l’occasion dimanche du 79e anniversaire de la rafle du ghetto juif de Rome.

Cela fait par ailleurs 84 ans qu’ont été promulguées les lois antijuives du régime fasciste du dictateur Benito Mussolini.

« Le 16 octobre 1943 est pour Rome et pour l’Italie une journée tragique, sombre et indélébile. Ce matin-là, quelques minutes après 5h, la déportation vile et inhumaine des Juifs romains par la fureur nazi-fasciste : femmes, hommes et enfants furent arrachés à la vie, maison par maison », a écrit Giorgia Meloni dans un communiqué.

La police allemande a arrêté des centaines de personnes dans le ghetto juif.

Quelques étrangers ou personnes issues de mariages mixtes ont été ensuite libérées, mais 1 022 hommes, femmes et enfants ont été envoyés dans les camps de concentration. Seuls 15 hommes et une femme en sont revenus.

Au total, près de 8 000 Juifs italiens sont morts dans les camps de concentration.

« Une horreur qui doit résonner comme un avertissement pour que ces tragédies ne se reproduisent pas. Une mémoire que nous savons être celle de tous les Italiens, une mémoire qui sert à construire les anticorps contre l’indifférence et la haine. Une mémoire pour continuer à combattre, sous toutes ses formes, l’antisémitisme », a conclu Mme Meloni.

Le co-fondateur de Fratelli d’Italia, Ignazio La Russa, élu jeudi à la présidence du Sénat après la victoire aux législatives du 25 septembre d’une coalition entre la droite et l’extrême droite, a lui aussi évoqué « une des pages les plus sombres de notre histoire ».

Personnalité controversée, collectionneur de reliques fascistes, il a exprimé « à la communauté juive, aujourd’hui comme toujours, [son] plus sincère soutien ».

Liliana Segre prend la parole lors d’une cérémonie à Milan, en Italie, en l’honneur des sauveteurs de Juifs pendant la Shoah, le 5 mars 2021. (Crédit : Alessandro Bremec/NurPhoto via Getty Images/JTA)

Lors de l’instauration jeudi du nouveau Sénat, c’est une rescapée de la Shoah, Liliana Segre, 92 ans, qui en tant que doyenne avait présidé la première séance. Elle avait alors souligné « la valeur symbolique » de sa présence, « en ce mois d’octobre marquant le centenaire de la Marche sur Rome qui fut le début de la dictature fasciste ».

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