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Meron : Shabtai nie avoir annulé la promotion d’un responsable

Le chef de la police a écrit une lettre après avoir été mis en cause par Shimon Nachmani devant la commission d'enquête chargée d'examiner la catastrophe meurtrière du mont Meron

Le commissaire de police Kobi Shabtai à la Knesset, le 13 septembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Le commissaire de police Kobi Shabtai à la Knesset, le 13 septembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le chef de la police israélienne, Kobi Shabtai, a rejeté dimanche l’idée que des responsables des forces de l’ordre ont été sanctionnés parce qu’ils auraient divulgué des informations à la commission d’enquête qui travaille actuellement sur le drame du mont Meron.

Shimon Nachmani, à la tête de la division des opérations de la police, avait déclaré dans la matinée devant la même commission d’enquête qu’il pensait qu’une promotion avait été annulée parce qu’il avait été accusé d’avoir transmis des informations à la dite commission.

Dans un courrier écrit aux responsables de la police, Shabtai a fait savoir que les accusations laissant penser que cette dernière prendrait des décisions « sur la base de rumeurs établissant l’intention d’un officier de transmettre des informations à la commission » étaient « infondées, quelles qu’elles soient ».

« Je veux souligner que toutes les procédures, au sein de la police, sont totalement transparentes et qu’elles ne se basent que sur des considérations d’ordre professionnel », a écrit Shabtai.

Shimon Nachmani, chef de la division des opérations de la police israélienne, témoigne devant la commission d’État sur la catastrophe de Meron, à Jérusalem, le 9 janvier 2022. (Yonatan Sindel/Flash90)

Témoignant devant la commission, Nachmani, chef de la division des opérations de la police, a déclaré qu’il avait fait part de ses préoccupations concernant la décision de ne pas limiter le nombre de personnes assistant à l’événement, affirmant que le site ne pouvait pas contenir les énormes foules qui arrivaient.

« La densité [de la foule] est incontrôlable », a-t-il déclaré à la commission.

Nachmani a déclaré qu’à la suite d’une réunion avec des officiers de police supérieurs avant le pèlerinage de Lag BaOmer, Shabtai lui avait dit avec désinvolture que s’il devait y avoir un incident entraînant une commission d’enquête, il s’en chargerait.

« Ne t’inquiète pas, toute commission d’enquête sera sur moi », lui aurait dit Shabtai.

Miriam Naor, alors présidente de la Cour suprême, lors d’une cérémonie pour les magistrats récemment nommés à la résidence du président à Jérusalem, le 20 juillet 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Nachmani a déclaré qu’il pensait que sa promotion au sein de la police a été refusée en raison d’allégations selon lesquelles il avait divulgué des documents à la commission.

Il a déclaré qu’on lui avait dit qu’il était en lice pour une promotion au poste de chef-adjoint d’une nouvelle branche visant à lutter contre la criminalité dans la communauté arabe.

« J’ai été surpris lorsque [le chef de la police] m’a demandé pendant l’entretien : ‘Pourquoi avez-vous fourni des éléments à l’enquête ?’, » a déclaré Nachmani.

Alors que Nachmani a déclaré que Shabtai avait cherché à saboter sa promotion en raison des allégations, l’ancienne présidente de la Cour suprême Miriam Naor, qui dirige la commission d’enquête, a déclaré que Nachmani n’avait pas divulgué de documents à l’enquête.

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