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Michael Biton va à nouveau boycotter les votes de la coalition

Le député Kakhol lavan cessera, dès lundi, de voter aux côtés de la coalition pour protester contre la réforme des transports, précisant qu'il s'opposera aux motions de censure

Carrie Keller-Lynn est la correspondante politique et juridique du Times of Israël.

Le député Michael Biton lors de sa réunion avec la faction Kakhol lavan à la Knesset, le 30 mai 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/ Flash90)
Le député Michael Biton lors de sa réunion avec la faction Kakhol lavan à la Knesset, le 30 mai 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/ Flash90)

Dans la dernière crise à frapper la coalition en difficulté, le bureau du député Kakhol lavan Michael Biton a indiqué, dimanche, qu’il prévoyait de cesser de voter aux côtés de la coalition sur les projets de loi figurant à l’ordre du jour, ce qui devrait compliquer encore le processus d’adoption des législations pour le gouvernement.

Dès lundi, Biton ne soutiendra la coalition qu’en cas de motion de censure – il a aussi précisé qu’il voterait en faveur de la mesure sensible qui prévoit d’appliquer une partie du droit israélien aux résidents d’implantations de Cisjordanie. Il devrait être absent du Parlement lors des autres votes gouvernementaux.

« Je ne voterai pas les motions de censure, je ne renverserai pas le gouvernement et je voterai pour la loi qui concerne les résidents de Cisjordanie parce que c’est important pour l’existence de l’État », a dit Biton au Times of Israel. « Le reste peut attendre. »

Biton devrait continuer ses activités au sein de la Commission des affaires économiques de la Knesset, une commission qu’il préside.

La réforme des transports proposée par Merav Michaeli, ministre des Transports, propose de mettre un terme au système de prix différenciés dans toutes les localités du pays en mettant en place un prix unique. Elle mettrait aussi un terme aux rabais octroyés lors du prépaiement d’un crédit de transport. Michaeli a qualifié « d’équitables » ces mesures qui mettront un point final à un système qui, selon elle, avait été mis en place non pas par nécessité financière mais à cause « des différentes influences politiques. » Biton, ancien maire de Yeruham, affirme que cette réforme lèsera les plus vulnérables et les résidents des villes qui vivent hors des grands centres urbains.

« Si les pauvres doivent attendre la ministre des Transports alors les nouvelles lois peuvent aussi attendre. Elles ne sont pas urgentes », a dit Biton.

Pour sa part, le député de droite pro-implantations Nir Orbach serait sur le point d’abandonner le navire de la coalition, ce qui a nécessité l’intervention ferme de Bennett, à la tête de la formation Yamina à laquelle appartient Orbach.

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