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Mickey Levy a rencontré Gérald Darmanin et des représentants juifs de France

Il a aussi échangé ce mardi avec le secrétaire-général de l’OCDE Mathias Cormann, et doit rencontrer Yaël Braun-Pivet, Gérard Larcher et Anne Hidalgo

Mickey Levy, président de la Knesset, Yael German, ambassadrice d’Israël en France, et le ministre français de l’Intérieur et des Outre-mer Gérald Darmanin, le 6 septembre 2022, à Paris. (Crédit : @GDarmanin / Twitter)
Mickey Levy, président de la Knesset, Yael German, ambassadrice d’Israël en France, et le ministre français de l’Intérieur et des Outre-mer Gérald Darmanin, le 6 septembre 2022, à Paris. (Crédit : @GDarmanin / Twitter)

Mickey Levy, président de la Knesset depuis l’an dernier, est depuis ce mardi en visite officielle en France.

En ouverture de sa visite, il a rencontré le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer Gérald Darmanin.

« J’ai rencontré un ministre qui s’est engagé dans une lutte sans concession contre l’antisémitisme vécu par les Juifs de France à cause de l’antisionisme. Et il faut le dire clairement : quiconque nie le droit du peuple juif à son propre pays est antisémite », a-t-il écrit en hébreu sur Twitter.

« Je remercie le ministre pour son action efficace visant à éradiquer l’antisémitisme par les lois et sur le terrain. Sa décision d’interdire deux organisations palestiniennes qui incitent au discours de haine, appellent à la violence et incitent au terrorisme, fait acte de certificat d’honneur pour le gouvernement français. Il en va de même pour sa décision d’empêcher les manifestations anti-israéliennes lors de l’opération ‘Gardien des murs’ [en mai 2021], car l’expérience passée a montré que des émeutes et des incidents antisémites pouvaient se produire. Nous avons également discuté de l’approfondissement de la coopération entre nos pays dans la guerre contre le terrorisme et la lutte contre la criminalité. »

Il précise également qu’il a, à la fin de la réunion, invité le ministre Darmanin à se rendre prochainement à Jérusalem.

« Au président de la Knesset, j’ai redit ce matin notre mobilisation pour lutter contre toutes les formes d’antisémitisme sur le territoire national et notre volonté de continuer à coopérer dans la lutte contre le terrorisme », a quant à lui écrit sur Twitter le ministre français, le montrant en photo avec le responsable israélien et l’ambassadrice d’Israël en France, Yael German.

Celle-ci a expliqué que les échanges avaient également porté sur « la coopération entre nos deux pays, sur l’Iran et sur les questions régionales ».

Le président de la Knesset a aussi rencontré ce mardi le secrétaire-général de l’OCDE, Mathias Cormann.

Celui-ci a « complimenté l’industrie high-tech israélienne et noté favorablement les faibles chiffres de l’inflation en Israël par rapport au reste du monde », a écrit M. Levy sur Twitter.

« Nous avons parlé des défis de l’économie israélienne et j’ai promis de poursuivre les liens chaleureux entre la Knesset et l’OCDE », a-t-il ajouté.

Mathias Cormann a lui salué l’occasion d’avoir un « échange important sur les perspectives mondiales et les opportunités à venir pour Israël ».

Mardi soir, M. Levy a diné avec des représentants de la communauté juive de France, qui ont notamment « rappelé l’importance de l’unité du peuple juif ainsi que le rôle nécessaire et fondamental de la communauté juive de France en soutien à Israël », a indiqué sur Twitter l’ambassade d’Israël à Paris. Une « occasion également de réaffirmer les valeurs communes qui unissent Israël à la France et l’amitié que portent les Français juifs à Israël ».

« J’ai eu le privilège de rencontrer ce soir nos frères et sœurs, les représentants de toutes les organisations de la magnifique communauté juive de France », a écrit M. Levy sur twitter. « Des gens courageux et de grands sionistes dont l’amour pour l’État d’Israël coule dans leurs veines. Je leur ai souhaité une bonne année et nous avons eu une discussion ouverte, notamment sur la relation entre l’État d’Israël et la communauté et les difficultés qu’ils vivent en tant que Juifs en France. »

« Il était important pour moi de leur dire clairement : Israël est la patrie de tout le peuple juif, sa porte est ouverte aux Juifs de tous horizons et obédiences, et le pays se sent responsable de leur sort et de leur sécurité. La Knesset et moi, en tant que son président, sommes obligés de combattre l’antisémitisme dans toutes ses caractéristiques, phénomène qui progresse hideusement, et de travailler sans relâche pour la sécurité et le bien-être de tous les Juifs du monde. »

Selon son bureau, il doit encore rencontrer dans le cadre de sa visite ces prochaines heures la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, le président du sénat Gérard Larcher, et la maire de Paris Anne Hidalgo.

Il devrait aussi se rendre sur le site de l’attentat qui a pris pour cible l’épicerie juive HyperCacher de Vincennes – une attaque terroriste qui a entraîné la mort de quatre Juifs – Yohan Cohen, Philippe Braham, François-Michel Saada et Yoav Hattab – en 2015. Il y déposera une gerbe et il y rencontrera les familles des victimes.

Les quatre victimes de l’Hyper Cacher, de gauche à droite : Yoav Hattab, Yohan Cohen, Francois-Michel Saada, Philippe Braham. (Crédit : autorisation)

En amont de sa visite, le haut-responsable israélien avait publié une tribune dans le Journal du Dimanche. Dans celle-ci, il avait alerté sur la menace que le « mauvais accord » nucléaire que les grandes puissances s’apprêtent à signer avec l’Iran fait peser sur la communauté internationale.

« J’ai l’intention de dire aux amis d’Israël au sein du gouvernement français, lors de ma visite à Paris cette semaine, qu’un bon accord peut être positif et préférable à l’usage de la force ; mais qu’un mauvais accord, incomplet, déclenchera finalement une utilisation accrue de la force et impactera de manière encore plus négative le Moyen-Orient et le monde tout entier », a-t-il notamment écrit.

« Israël saura toujours se défendre et fera tout pour empêcher l’Iran d’avoir la bombe, mais il est vital de comprendre qu’un Iran nucléaire représente un danger pour la communauté internationale dans son ensemble. »

Une information exclusive publiée par le Times of Israel indiquait que l’administration Biden avait notifié au Premier ministre Yair Lapid qu’il n’y aurait pour le moment pas d’accord dans un avenir proche. L’accord nucléaire, qui était en cours de négociation depuis l’entrée de Biden à la Maison Blanche en janvier 2021, était axé sur la levée des sanctions imposées à l’Iran en échange de la limitation de la capacité de Téhéran à atteindre le seuil nucléaire.

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