Migrants : Le Patriarcat latin ouvre des structures à Tel Aviv et à Jérusalem
Rechercher

Migrants : Le Patriarcat latin ouvre des structures à Tel Aviv et à Jérusalem

Dans une déclaration datée du 18 janvier, il met en avant le danger du retour des migrants dans leur pays d'origine

Des migrants africains participent à une manifestation à Tel Aviv le 10 juin 2017 contre la "loi sur les dépôts", qui exige qu'ils déposent 20 % de leur salaire dans un fonds qu'ils ne peuvent récupérer qu'après leur départ du pays. (Tomer Neuberg / Flash90)
Des migrants africains participent à une manifestation à Tel Aviv le 10 juin 2017 contre la "loi sur les dépôts", qui exige qu'ils déposent 20 % de leur salaire dans un fonds qu'ils ne peuvent récupérer qu'après leur départ du pays. (Tomer Neuberg / Flash90)

Le patriarcat chrétien siégeant en Israël n’est pas sur la même ligne que le gouvernement Netanyahu sur la question des migrants, et il l’a fait savoir. Alors que 38 000 d’entre eux attendent désormais une prochaine expulsion suite à une décision israélienne datant du 3 janvier, « les 7 patriarches de la région, » indique La Croix, ont fait officiellement connaître leur opposition et ont annoncé quelques mesures en faveur des migrants.

« Tout en reconnaissant la nécessité de contrôler le flux des demandeurs d’asile, explique le patriarcat latin dans sa déclaration officielle publiée le 18 janvier dernier, nous ne pouvons pas rester indifférents face au sort de tant de réfugiés qui fuient la dictature, la guerre et d’autres conditions terribles. Le bien-être de la société israélienne ne peut être atteint au détriment de tant (…) de vies exposées au danger et à un avenir très incertain ».

« Le Patriarcat latin a choisi d’apporter son soutien à ces populations en ouvrant une crèche au sud de (Tel Aviv) pour accueillir leurs enfants » dans la chapelle de Notre-Dame de Valeur.

« En plus d’une chapelle, raconte La Croix, ce centre ouvert en 2014 accueille en son sein un « club pour jeunes » ainsi qu’une crèche. Érythréens, Indiens, Philippins ou encore Soudanais : chaque jour, une vingtaine d’enfants de 3 mois à 3 ans sont pris en charge par les nourrices du centre. Dès 7 heures, les puéricultrices prennent soin des bébés pendant que leurs parents, migrants, travaillent dur ».

« Le gouvernement israélien veut obliger les hommes érythréens et soudanais à quitter Israël sous peine d’aller en prison. Mais ici, les gens ont déjà fait leurs choix. Quitter le pays, c’est risquer la mort, » explique une travailleuse sociale.

Le patriarcat qui a déjà ouvert un centre à Jérusalem, annonce l’ouverture d’un troisième prochainement.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...