Miller : « Si le Hezbollah cesse d’attaquer, nous dirons à Israël de cesser ses contre-attaques »
Le porte-parole du Département d'État américain estime que si Hassan Nasrallah ne met pas un terme aux affrontements, Israël a le droit - et le devoir - de se défendre
Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.
Le porte-parole du Département d’État américain, Matthew Miller, a déclaré jeudi que les États-Unis exhorteraient Israël à cesser ses frappes contre le Hezbollah si le groupe terroriste chiite libanais cessait d’abord de lancer des attaques contre l’État juif.
Le chef du Hezbollah, Hassan « Nasrallah pourrait cesser ses attaques terroristes contre Israël. Et je vous garantis que s’il le faisait, nous insisterions auprès d’Israël sur la nécessité de maintenir le calme de son côté », a affirmé Miller, dans une déclaration d’une rare franchise pour un porte-parole du Département d’État.
« Le fait est qu’il n’a pas mis fin à ces attaques terroristes et que tant que le Hezbollah lancera des attaques terroristes de l’autre côté de la frontière, Israël lancera bien sûr une action militaire pour se défendre, comme le ferait n’importe quel pays », a ajouté Miller.
« Ce que nous continuons à demander à toutes les parties, c’est de ne pas intensifier le conflit, de ne pas le laisser dégénérer en une guerre qui, selon nous, ne sert les intérêts d’aucune des parties, et d’essayer en fin de compte d’obtenir un cessez-le-feu à Gaza qui contribuerait à ramener le calme de l’autre côté de la Ligne bleue », a déclaré Miller.
Depuis le 8 octobre, les forces dirigées par le Hezbollah ont attaqué presque quotidiennement des communautés israéliennes et des postes militaires le long de la frontière, le groupe affirmant qu’il le fait pour soutenir Gaza pendant la guerre qui s’y déroule.
Jusqu’à présent, les escarmouches à la frontière ont causé la mort de 26 civils du côté israélien, ainsi que celle de 22 soldats et réservistes de l’armée israélienne. Plusieurs attaques ont également été lancées depuis la Syrie, sans faire de blessés.
Près de 60 000 Israéliens ont été contraints de quitter leurs maisons situées près de la frontière nord en raison des tirs de roquettes incessants du Hezbollah, et ont été relogés plus au sud au cours des 11 derniers mois.
Le Hezbollah a nommé 478 membres qui ont été tués par Israël au cours des accrochages en cours, principalement au Liban, mais aussi en Syrie. Au Liban, 79 autres agents d’autres groupes terroristes, un soldat libanais et au moins 60 civils, dont trois journalistes, ont été tués.