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Ministère de la Santé : 99 % des bébés vaccinés contre la poliomyélite

Suite au succès de la campagne de vaccination lancée en mars, le ministère a indiqué que le vaccin ne serait pas préconisé pour les enfants au-delà de six ans

Un enfant reçoit un vaccin oral contre la Polio à Neve Yaakov, Jérusalem, le 10 septembre 2013. (Crédit: Yonatan Sindel/Flash90)
Un enfant reçoit un vaccin oral contre la Polio à Neve Yaakov, Jérusalem, le 10 septembre 2013. (Crédit: Yonatan Sindel/Flash90)

Le succès de la campagne de vaccination contre la poliomyélite qui a eu lieu ces derniers mois a amené le ministère de la Santé à déclarer, jeudi, que le vaccin ne serait plus administré aux enfants de plus de six ans.

Dans une déclaration publique, le ministère explique avoir pris sa décision suite a des enquêtes attestant que le taux de vaccination chez les enfants âgés de six semaines à 18 mois – considérés comme un groupe à haut risque pour le virus – s’élevait à 99 %.

Ce taux était de 81 % en mars, lorsque le premier cas clinique de poliomyélite depuis 34 ans avait été détecté chez une fillette de 4 ans non vaccinée. Elle a d’abord été prise en charge à l’hôpital Hadassah de Jérusalem, puis dans un centre spécialisé, pour traiter des séquelles musculaires.

À l’échelle du pays, le taux de vaccination contre la poliomyélite s’élève actuellement à 85 %, a indiqué le ministère de la Santé, qualifiant d’« impressionnante » la hausse de la couverture vaccinale enregistrée depuis mars.

La Dr. Sharon Alroy-Preis, cheffe des services de santé publique au ministère, a déclaré qu’Israël assistait à la « disparition de la poliomyélite », ce qui, selon elle, était « une excellente nouvelle ».

Le ministère a précisé que le dernier test positif à la poliomyélite avait été enregistré à Jérusalem le 30 mai, et rien depuis, a commenté Alroy-Preis, soulignant que c’était le résultat de la campagne du ministère. Le virus est toujours présent dans l’eau des égouts de Jérusalem, mais à des taux bien moindres, a expliqué le ministère.

Dr. Sharon Alroy-Preis. (Autorisation : Sharon Alroy-Preis)

Le principal succès de la campagne, a souligné Alroy-Preis, réside dans le fait qu’« aucun nouveau cas clinique n’ait été détecté depuis le début de la campagne », ajoutant que « le taux de vaccination avait atteint 100 % au sein de la communauté Haredi de Jérusalem ».

Le ministère a expliqué avoir coordonné son action avec les services de l’Organisation mondiale de la santé tout au long de la campagne. Il a, à ce titre, été « félicité » pour « la rapidité dans la prise de décision et l’organisation de la campagne, ainsi que pour sa communication avec le public ».

Suite au premier cas détecté en mars, plusieurs autres enfants ont été testés positifs au virus mais sont restés asymptomatiques.

Malgré le faible nombre de cas, l’OMS avait déclaré à l’époque que cela relevait d’un phénomène épidémique, car les pays développés étaient supposés être totalement exempts de poliomyélite. Le moindre cas déclaré suscite des inquiétudes quant à une possible propagation.

Cela a conduit à la grande campagne de vaccination du ministère de la Santé, qui touche aujourd’hui à sa fin.

« La campagne de vaccination s’est très bien déroulée, et elle a sensiblement accru la nécessaire protection contre la maladie », a déclaré cette semaine au Times of Israel le Dr. Michal Shtein, directeur de l’unité des maladies infectieuses pédiatriques à l’hôpital Sheba.

« Aujourd’hui, il existe encore une vulnérabilité à la poliomyélite en Israël, mais le risque qu’une personne contracte la maladie est faible », a expliqué le professeur Hagai Levine, épidémiologiste à l’Université hébraïque et président de l’Association israélienne des médecins de santé publique.

« La protection des plus jeunes, qui jouent un rôle important dans la propagation de la maladie, est désormais bien meilleure. »

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