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Ministère de la Santé : un variant du COVID jusque là inconnu détecté en Israël

Le variant, qui combine deux sous-variants d’Omicron, a été détecté à l’aéroport Ben Gurion chez 2 passagers de retour de voyage. Le variant serait originaire d’Israël

Illustration : Un technicien prélève un échantillon d’écouvillon nasal pour la COVID-19, au laboratoire du coronavirus, à l’aéroport international Ben-Gurion, le 2 mars 2022. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)
Illustration : Un technicien prélève un échantillon d’écouvillon nasal pour la COVID-19, au laboratoire du coronavirus, à l’aéroport international Ben-Gurion, le 2 mars 2022. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)

Le ministère de la Santé a annoncé mercredi matin que deux cas d’un nouveau variant de la COVID, jusque-là inconnu, ont été diagnostiqués en Israël ces tout derniers jours.

Le nouveau variant – une combinaison du sous-variant dominant BA.1 d’Omicron et d’un autre sous-variant, BA.2 – provoque de légers symptômes, notamment une faible fièvre, des douleurs musculaires et maux de tête, et ne requiert pas de traitement spécial.

« Ce variant n’est pas encore connu dans le monde et les deux cas ont été découverts grâce à des tests PCR effectués à l’aéroport Ben Gourion à l’entrée en Israël », indique un communiqué du ministère.

« Les personnes contaminées ont présenté de légers symptômes de fièvre, maux de tête et de douleurs musculaires et n’ont pas nécessité de soins médicaux particuliers », poursuit-il.

Le ministère a déclaré continuer à suivre de près la situation.

BA.2 est réputé avoir réinfecté certaines personnes après un cas initial d’Omicron.

Les chercheurs sont partagés sur la question de savoir si le variant induit une pathologie plus grave, mais les vaccins semblent tout aussi efficaces contre lui.

Alors que le nombre de personnes testées en Israël a diminué, toutes les arrivées internationales à l’aéroport sont contrôlées dès l’atterrissage.

Un technicien de santé teste à la COVID-19 un voyageur à l’aéroport Ben Gurion, le 30 juin 2021. (Avshalom Sassoni/Flash90)

Dans une interview donnée mercredi matin à la radio 103FM, le directeur général du ministère de la Santé, Nachman Ash, a déclaré que le nouveau variant pourrait être endogène à Israël.

« Il est probable que les personnes aient été infectées avant de monter à bord du vol en Israël. Il est possible que le variant ait émergé ici », a-t-il déclaré. « Nous ne savons pas encore ce que cela signifie. »

Dans une interview accordée à la radio de l’armée, le chef de la stratégie anti-COVID du gouvernement israélien, Salman Zarka, a semblé confirmer que le nouveau variant était d’origine locale.

« Une jeune femme a infecté un bébé et ses deux parents », a-t-il déclaré, sans préciser ni où ni quand les infections s’étaient produites.

Pour Zarka, « le phénomène des variants combinés est bien connu » et « à ce stade, nous ne sommes pas inquiets (par le fait que le nouveau variant puisse conduire à) des cas graves », a-t-il déclaré à la radio militaire israélienne.

Les propos rassurants de Zarka interviennent alors qu’Israël enregistre une légère hausse du taux de transmission du virus depuis ces dernières semaines.

Le grand spécialiste du coronavirus, Salman Zarka, assiste à une conférence de presse sur le coronavirus, à Jérusalem, le 29 août 2021. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Le nombre R – le taux de reproduction du nouveau coronavirus – a atteint 0,9 mercredi, sur la base des données des 10 jours précédents, en hausse constante, sur deux semaines, depuis le taux initial de 0,66. Le chiffre représente le nombre moyen de personnes infectées par chaque patient confirmé. Tout chiffre supérieur à un traduit une aggravation de la pandémie.

Le nombre de nouveaux cas de COVID enregistrés quotidiennement a diminué de manière relativement constante ce dernier mois, passant de plus de 30 000 à la mi-février à un peu plus de 6 300 mardi.

Mercredi matin, il y avait 37 557 cas de COVID actifs dans le pays, avec 6 310 nouveaux cas confirmés mardi. Parmi ces cas actifs, 789 étaient hospitalisés, 335 dans un état grave et 151 sous respirateur.

Le bilan depuis le début de la pandémie s’élève à 10 401 morts.

Bien que les experts israéliens de la santé aient indiqué que le nouveau variant ne devait pas provoquer une nouvelle vague d’infections dans le pays, le Premier ministre Naftali Bennett a déclaré mardi qu’il rencontrerait des responsables de la santé, dont le ministre de la Santé Nitzan Horowitz, pour examiner la reprise des infections à la COVID-19 « dans plusieurs endroits du monde ».

Le Premier ministre, Naftali Bennett, lors d’une conférence de presse au ministère de la Santé, le 26 novembre 2021. Assis (de gauche à droite) : le spécialiste du Coronavirus, Salman Zarka; la docteure Sharon Alroy-Preis, cheffe des services de santé publique; Nitzan Horowitz, ministre de la Santé, et Nahman Ash, directeur général du ministère de la Santé (Kobi Gideon / GPO)

L’approche prudente de Bennett est peut-être liée aux prochaines fêtes juives emportant de grands rassemblements, et qui avaient induit des infections massives par le passé.

On célèbre cette semaine Pourim, souvent l’occasion de grandes fêtes et de célébrations. Un mois plus tard aura lieu Pessah, qui donne souvent lieu à des réunions de la famille élargie.

Il y a deux ans, Pessah avait été célébrée dans le cadre d’un confinement strict, les familles ayant reçu l’ordre de ne pas accueillir de parents extérieurs à leur foyer.

Lundi soir, un reportage de la radio nationale Kan a indiqué qu’un cas d’un autre nouveau variant pourrait avoir été identifié en Israël.

La radio a précisé que le variant – un hybride de Delta et d’Omicron appelé Deltacron – avait été identifié dans des échantillons présents sur des écouvillons, séquencés en laboratoire.

L’information, donnée en hébreu, n’a pas été confirmée par le ministère de la Santé.

Nathan Jeffay et l’AFP ont contribué à cet article.

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