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Ministère des Finances: le marché du logement est resté stable au mois de janvier

Les effets de la hausse de l'impôt sur l'achat d'un logement en plus de la résidence principale commencent à se faire ressentir, refroidissant les investisseurs

Un chantier de construction de nouveaux immeubles résidentiels dans le quartier Ir Yamim de la ville côtière de Netanya, le 26 mars 2020. (Credit: Gili Yaari / Flash90)
Un chantier de construction de nouveaux immeubles résidentiels dans le quartier Ir Yamim de la ville côtière de Netanya, le 26 mars 2020. (Credit: Gili Yaari / Flash90)

Les Israéliens ont acheté 11 600 logements au mois de janvier 2022, des chiffres similaires à ceux du mois de décembre 2021 et en hausse de 2 % par rapport à la même période, l’année dernière, selon un nouveau rapport consacré au logement qui a été publié cette semaine par le Bureau de l’économiste en chef du ministère des Finances. Toutefois, le prix de vente par occupant continue à grimper, avec une augmentation de 11 % depuis douze mois.

Le prix moyen payé par les foyers pour une maison neuve est de 1,7 millions de shekels, un prix qui reste inchangé sauf dans certaines parties du pays, comme dans la ville côtière de Netanya où les prix sont significativement plus élevés.

Hors du neuf, les ventes sont de deux millions de shekels en moyenne, avec une hausse, année après année, de 11 % à Jérusalem, de 10,6 % à Netanya, de 8,5 % à Haïfa, et de 7,1 % dans le centre du pays. Le prix des reventes a baissé à Tibériade de 10,3 %, note le rapport.

A Tel Aviv, la part d’appartements catégorisés comme luxueux – qui coûtent au moins dix millions de shekels – a augmenté nettement, avec 2,4 % de biens vendus il y a un an contre 8,5 % au mois de janvier 2022.

Les entreprises ont vendu 4 400 nouveaux logements – c’est une augmentation de 27 % par rapport à l’année dernière – et certaines indications montrent que le nombre d’appartements vendus sur plan est aussi en hausse. Leurs flux de trésorerie est d’environ 16 %, signale le rapport. Environ la moitié des habitations vendues entrent dans le cadre des plans de logement subventionnés, comme le système de loterie du « Prix de l’acheteur » (Mehir Lamishtaken), en passe d’être supprimé, et le « Prix cible » (Mehir Matara), qui vise à aider les foyers à accéder à la propriété.

De plus, les ventes aux investisseurs – les foyers qui ont déjà une habitation ou plus – ont chuté de 32 % au mois de janvier, largement en résultat de la hausse de l’impôt versé lors de l’acquisition d’un bien immobilier qui est passé de 5 % à 8 % pour l’achat d’un deuxième logement ou plus. Cette hausse avait été réintroduite au mois de novembre 2021 pour dissuader les foyers déjà propriétaires d’acheter un autre logement, un phénomène qui contribuait à la hausse rapide des prix.

Au mois de novembre, près de 40 % des habitations achetées ont été acquises par des investisseurs – soit une augmentation de 200 % en comparaison avec la même période, l’année dernière et une hausse de 41 % par rapport au mois d’octobre 2021, qui a aussi été marqué par une activité record des investisseurs.

Un rapport émis le mois dernier par le Bureau de l’économiste en chef du ministère des Finances avait précisé que plus de 151 000 logements avaient été achetés pendant toute l’année 2021, soit une hausse de 40 % par rapport à 2020 et le chiffre le plus élevé depuis 2015 – année de l’introduction de l’augmentation de l’impôt sur l’acquisition d’un deuxième bien immobilier qui avait été décidée sous la direction du ministre des Finances de l’époque, Moshe Kahlon.

A ce moment-là, la part des maisons achetées chaque années dans le cadre d’investissements avait atteint les 30 % sur le marché du logement.

Au mois de janvier, les investisseurs ont vendu 2 500 biens immobiliers – une hausse de 13 % par rapport à l’année dernière.

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