Miri Regev veut être ministre de la Défense dans le prochain gouvernement
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Miri Regev veut être ministre de la Défense dans le prochain gouvernement

L'actuelle ministre de la Culture espère devenir la première femme à diriger le ministère de la Défense

Raoul Wootliff est le correspondant parlementaire du Times of Israël

Miri Regev, ministre de la Culture, arrive au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 31 décembre 2017. (Hadas Parush/Flash90)
Miri Regev, ministre de la Culture, arrive au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 31 décembre 2017. (Hadas Parush/Flash90)

Alors que de nombreuses personnes s’attendent à ce que de nouvelles élections soient déclenchées d’ici quelques jours, la ministre de la Culture Miri Regev envisage déjà une nomination au sein du prochain gouvernement et a déclaré lundi que si son parti le Likud reste au pouvoir, elle souhaiterait être nommée ministre de la Défense.

« J’ai l’intention de jouer un rôle plus important dans le prochain gouvernement », a déclaré Miri Regev à la station de radio Kol Berama, « comme ministre de la Défense ».

Regev a affirmé : « Le Likud dirigera le prochain gouvernement, et j’espère y jouer un rôle important. »

Alors qu’Israël fut l’un des premiers pays au monde à nommer une femme au poste de Premier ministre avec Golda Meir en 1969, Regev, si ses espoirs se réalisaient, serait la première femme à diriger la défense du pays, traditionnellement composée d’hommes.

Miri Regev, alors porte-parole de Tsahal, le 24 juin 2005. (GPO)

Avant d’entrer à la Knesset en tant que députée Likud en 2009, Regev a servi pendant plus de 25 ans dans l’armée, atteignant le grade de brigadier-général lorsqu’elle a été nommée porte-parole de Tsahal. Elle a acquis une notoriété publique dans ce rôle lors du désengagement israélien de Gaza en 2005 et de la guerre du Liban en 2006.

Elle a été nommée ministre en 2015 lorsqu’on lui a confié le ministère de la Culture et des Sports et depuis lors, elle a très souvent suscité des controverses en essayant de poser son empreinte sur la scène culturelle israélienne.

Lors d’un certain nombre de voyages récents du Premier ministre à l’étranger, Miri Regev fut nommée Premier ministre par intérim, chargée de convoquer et de présider les réunions du Cabinet en cas d’urgence. Bien que la nomination soit en grande partie symbolique, Mme Regev a déclaré l’an dernier, lors de sa première affectation à ce poste, que cette nomination était « une mesure importante pour les femmes et les personnalités politiques occupant des postes de direction ».

Ses déclarations ont commencé alors que les discussions sur les élections se sont multipliées au cours de la semaine dernière, avec la coalition aux prises avec un projet de loi d’exemption militaire et des spéculations selon lesquelles le Premier ministre Benjamin Netanyahu pourrait demander la tenue d’élections anticipées pour obtenir un nouveau mandat en prévision d’une éventuelle inculpation dans plusieurs enquêtes sur la corruption.

Regev, qui s’est positionnée comme une très proche alliée de Netanyahu, a déclenché une vague de spéculations lorsqu’elle a été prise en photo à la Knesset lundi après-midi en envoyant un texto à une assistante, « Annulez l’hôtel. Les élections ont commencé. »

Plus tard dans la soirée, M. Netanyahu a appelé ses partenaires de la coalition à faire un « ultime effort » pour sauver le gouvernement de l’effondrement.

« S’il y a des élections, nous ferons campagne et nous les gagnerons. Mais nous n’en sommes pas encore là », a-t-il dit. « Il est tard, mais il n’est pas trop tard. »

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