Mode d’emploi des élections législatives en Israël
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Mode d’emploi des élections législatives en Israël

Le Parlement israélien est élu selon un système de scrutin à la proportionnelle intégrale, ce qui augmente les chances des petits partis de siéger parmi les 120 élus de la Knesset

Les bulletins de vote fraîchement imprimés en vue des prochaines élections générales d'avril en Israël, le 20 mars 2019. (Crédit : Yossi Zeliger/Flash90)
Les bulletins de vote fraîchement imprimés en vue des prochaines élections générales d'avril en Israël, le 20 mars 2019. (Crédit : Yossi Zeliger/Flash90)

Quelque 6,4 millions d’Israéliens sont appelés mardi à élire les membres de leur parlement, la Knesset, un scrutin qui déterminera le sort du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

La mandature des députés dure théoriquement quatre ans, mais les élections anticipées sont fréquentes en Israël. Voici en grandes lignes le fonctionnement du système électoral dans ce pays:

Scrutin proportionnel, multitude de partis

Le système de scrutin à la proportionnelle intégrale augmente les chances des petits partis de siéger parmi les 120 députés de la Knesset.

Le nombre de sièges de chaque liste dépend du pourcentage de votes récoltés. Un parti doit toutefois recueillir au moins 3,25 % des voix pour entrer à la Knesset, ce qui correspond à quatre sièges.

Exemple : si un parti gagne environ 6,5 % des voix, les 8 premiers candidats de sa liste obtiennent un siège.

Pour cette élection, quelque 31 listes ou partis se disputent les faveurs des électeurs.

En 2015, la participation avait été de 72,3 %. Et lors des législatives d’avril, qui n’avaient pas réussi à déboucher sur un gouvernement, ce taux était descendu à 67,9 %

Le subtil exercice de la coalition

La multitude de partis rend quasiment impossible l’obtention par l’un d’eux de la majorité absolue de 61 sièges, nécessaire pour former un gouvernement. Une fois les bulletins dépouillés commencent les tractations pour former une coalition viable.

Le président israélien Reuven Rivlin s’exprime lors d’une conférence de la Douzième chaîne à Tel Aviv, le 5 septembre 2019. (Flash90)

Le président, actuellement Reuven Rivlin, consulte les partis pour savoir qui ces derniers recommandent pour essayer de former un gouvernement.

Il désigne ensuite celui ou celle qui, selon lui, a les meilleures chances de former une coalition. Cette personne n’est pas forcément celle dirigeant le parti le plus représenté au Parlement.

En 2009, le parti centriste Kadima avait ainsi gagné le plus de sièges mais n’avait pas été en mesure de construire une coalition. La tâche de former un gouvernement était donc revenue à Benjamin Netanyahu dont le parti Likud avait obtenu moins de sièges que Kadima, mais qui avait réussi à conclure des alliances.

Lors des élections d’avril dernier, le président avait demandé à M. Netanyahu de former un gouvernement stable. Incapable d’y parvenir, ce dernier avait toutefois préféré dissoudre le Parlement que de permettre au président de choisir un autre candidat pour former un gouvernement.

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