Mont du Temple : Amman et Le Caire condamnent l’action israélienne
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Mont du Temple : Amman et Le Caire condamnent l’action israélienne

La police israélienne a assuré ne pas être entrée dans la mosquée ; Abbas condamne "l'attaque" israélienne

Vue aérienne sur le mont du Temple (Crédit : Yossi Zamir/Flash 90)
Vue aérienne sur le mont du Temple (Crédit : Yossi Zamir/Flash 90)

La Jordanie, gardienne des lieux saints musulmans de Jérusalem, et l’Egypte ont condamné dimanche l’action des forces israéliennes sur le mont du Temple dans la vieille ville de Jérusalem.

« Le gouvernement jordanien condamne l’assaut perpétré par des forces spéciales de l’armée de l’occupation israélienne contre l’esplanade de la mosquée al-Aqsa (…) exprimant son rejet catégorique de ces actes », a déclaré Mohamed Momani, ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement.

Pour l’Egypte, « ll s’agit d’une escalade inacceptable visant les lieux saints de l’islam en territoire palestinien », selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Il met aussi en garde « contre le danger extrême que représente cette politique de violations répétées des lieux sacrés de l’islam. »

Des affrontements ont éclaté dimanche matin sur l’esplanade des Mosquée entre la police israélienne et des musulmans à quelques heures de la célébration de la nouvelle année juive, selon la police et des témoins.

La police israélienne a assuré ne pas être entrée dans la mosquée.

La Jordanie a conservé la gestion de l’esplanade depuis 1967. Elle est le seul Etat arabe, avec l’Egypte, à avoir signé avec Israël un traité de paix, conclu il y a vingt ans. Sa construction a commencé au VIIe siècle, après la prise de Jérusalem par le calife Omar. Elle est bâtie sur le site du Temple juif détruit par les Romains en l’an 70 et dont l’unique vestige, le mur Occidental, est situé en contrebas.

M. Momani a dénoncé « des tentatives de la part d’Israël de changer le status quo » et a appelé l’Etat hébreu à « arrêter ses provocations » et à « empêcher les agressions contre les lieux saints ».

Selon lui, « la répétition des agressions israéliennes (pourrait) être l’étincelle qui risque de raviver le conflit et l’extrémisme et enterrer les espoirs de tout règlement politique ».

En novembre dernier, Amman avait rappelé son ambassadeur durant trois mois pour protester contre l’incursion de la police israélienne dans la mosquée al-Aqsa et la fermeture d’une journée du lieu saint.

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas « condamne fermement l’attaque » israélienne contre la mosquée al-Aqsa, a indiqué dimanche son bureau.

« La présidence condamne fermement l’attaque de l’armée et de la police de l’occupant contre la mosquée al-Aqsa et les agressions des fidèles qui s’y trouvaient », affirme son bureau. « Jérusalem-Est et les lieux saints chrétiens et musulmans constituent une ligne rouge, nous ne laisserons pas passer des attaques contre nos lieux saints », prévient-il.

Le porte-parole de l’AP Nabil Abou Roudeina a exhorté « le monde arabe et musulman, ainsi que la communauté internationale à s’atteler immédiatement à faire pression sur Israël pour qu’il cesse ses tentatives perpétuelles de judaïser la mosquée Al-Aqsa ».

« Ces attaques sont très dangereuses et menacent la sécurité et la stabilité de toute la région », a-t-il poursuivi.

« Le président Mahmoud Abbas mène des contacts intenses avec la Jordanie, le Maroc, la Ligue arabe et l’Organisation de la coopération islamique pour faire face aux attaques pour la judaïser auxquelles Al-Aqsa fait face ».

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