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Mont du Temple : Le chef du Hamas menace Israël

Ismail Haniyeh a affirmé que "l'épée de Jérusalem" protégera le lieu saint, alors que les Palestiniens craignent qu'Itamar Ben Gvir ne modifie le délicat statu quo

Le leader du Hamas, Ismail Haniyeh, s’exprimant lors d’une conférence de presse après sa rencontre avec le président libanais Michel Aoun, au palais présidentiel, à Baabda, à l’est de Beyrouth, au Liban, le 28 juin 2021. (Crédit : Dalati Nohra/Gouvernement officiel libanais via AP)
Le leader du Hamas, Ismail Haniyeh, s’exprimant lors d’une conférence de presse après sa rencontre avec le président libanais Michel Aoun, au palais présidentiel, à Baabda, à l’est de Beyrouth, au Liban, le 28 juin 2021. (Crédit : Dalati Nohra/Gouvernement officiel libanais via AP)

Le chef politique du groupe terroriste palestinien du Hamas, Ismail Haniyeh, a menacé mardi de riposter à toute modification du statu quo sur le mont du Temple de Jérusalem.

L’esplanade est le lieu le plus sacré pour les Juifs, car c’est là qu’étaient situés les temples bibliques, tandis que la mosquée Al-Aqsa, qui se trouve au sommet du mont, est le troisième lieu le plus sacré pour les musulmans, qui croient que le prophète Mahomet y est monté au ciel.

« Nous ne permettrons absolument pas la mise en œuvre des plans sionistes à la mosquée Al-Aqsa ou à Jérusalem de manière plus générale », a déclaré Haniyeh dans un discours commémorant le 35e anniversaire du Hamas.

« L’épée de Jérusalem n’a pas été et ne sera pas rengainée », a-t-il averti.

Israël a revendiqué la souveraineté sur l’ensemble de Jérusalem après sa victoire dans la guerre des Six Jours en 1967, mais a permis au Waqf islamique, une institution jordanienne, de conserver son autorité administrative sur le mont. Les Juifs sont autorisés à visiter le site, mais pas à y prier, dans le cadre d’un statu quo délicat qui s’étiole au fur et à mesure que certains militants juifs font pression pour obtenir des droits de prière plus étendus.

Les commentaires de Haniyeh interviennent alors que l’on spécule sur le fait que la nomination du leader du parti d’extrême-droite Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir, au poste de ministre de la Sécurité nationale pourrait entraîner des changements de politique qui permettraient aux Juifs de prier de manière plus visible sur le site. Depuis des décennies, la police applique l’interdiction de la prière juive par mesure de sécurité publique.

Lundi, Ben Gvir a appelé à la fin des restrictions de prière, qui, selon lui, constituent un « apartheid » anti-juif sur le lieu saint.

Au cours des négociations de la coalition, le futur Premier ministre Benjamin Netanyahu, du parti de droite Likud, aurait rejeté une proposition d’Otzma Yehudit visant à modifier le statu quo sur le mont.

Selon un sondage réalisé en mai, 50 % des Juifs israéliens pensent que les Juifs devraient être autorisés à prier sur le site. Trois personnes interrogées sur quatre ont déclaré soutenir ce point de vue parce que la prière juive démontre la souveraineté israélienne.

Cependant, de nombreux rabbins interprètent la loi juive comme interdisant les visites sur le mont du Temple, car les visiteurs pourraient fouler le sol sacré. Le grand rabbin séfarade d’Israël, Yitzhak Yosef, a condamné les ascensions périodiques de Ben Gvir en les qualifiant de « blasphématoires » en juin.

Des Juifs visitant le mont du Temple, le 7 août 2022. (Crédit : AP Photo/Mahmoud Illean)

Des changements mineurs du statu quo sur le lieu saint, ou même des rumeurs de tels changements, ont déclenché de violentes protestations dans le passé, et ont contribué à la guerre de l’année dernière entre Israël et les groupes terroristes de Gaza.

En 2017, la décision de placer des détecteurs de métaux et des caméras dans le complexe à la suite d’une attaque meurtrière a suscité plusieurs jours de protestations furieuses et de condamnations de la part des voisins musulmans d’Israël.

Haniyeh a déclaré mardi que « le Hamas a conclu un pacte avec notre peuple au sujet de la mosquée Al-Aqsa bénie et a préservé la profondeur du sentiment islamique de lien avec notre Jérusalem et notre Al-Aqsa ».

Durant le discours de Haniyeh le message « Al-Aqsa en danger » et un logo du Hamas mettant en évidence le Dôme du Rocher, situé dans le complexe de la mosquée, étaient visibles.

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