Montpellier honore le résistant et grand rabbin Henri Schilli
Rechercher

Montpellier honore le résistant et grand rabbin Henri Schilli

Après la débâcle le rabbin Henri Schilli aidera des internés à s'évader depuis la zone sud et passera quelques temps par Montpellier

Emplacement de l'Hotel de Ville de Montpellier (Capture: capture d'écran Wikipedia Map)
Emplacement de l'Hotel de Ville de Montpellier (Capture: capture d'écran Wikipedia Map)

Le 19 décembre, la ville de Montpellier a nommé une place située face à l’hôtel de ville en mémoire du grand rabbin Henri Schilli.

« C’est au Grand Rabbin Alain Goldmann, gendre du Grand Rabbin Schilli, qu’est revenu le soin de présenter à l’auditoire très nombreux le destin singulier de cet homme, capable d’accepter au péril de sa vie la fonction d’aumônier général des Camps du sud de la France dans les années 40, alors que le précédent aumônier, le rabbin Hirschler, venait d’être déporté à Auschwitz, » raconte le Consistoire de France dont le président a assisté à la cérémonie.

« Nous honorons la mémoire d’un Résistant qui a combattu avec courage le nazisme en sauvant de nombreuses vies. Par cet acte, Montpellier marque sur son territoire un nom emblématique de son Histoire, » a écrit le maire de la ville Philippe Saurel sur son compte Twitter.

Pendant le Seconde Guerre mondiale, Henri Schilli « a secouru quantité de réfugiés pendant plus de 3 ans, en arrachant des juifs des camps, les faisant bénéficier de faux papiers, et en reconstruisant autour de lui une communauté vivante, nombreuse et active ».

Né à Offenberg en Allemagne en 1906, Henri Schilli, « totémismé » Tison par les Éclaireurs israélites de France a été aumônier de l’armée à l’entrée en guerre de la France en 1939.

Après la débâcle, il se retrouve à Montpellier en 1940, puis à Valence en charge des personnes déplacées. Avec l’aide de Camille Ernst, un secrétaire de préfecture, il procure des faux papiers à des personnes internées qui cherchent à s’évader.

Après la guerre, il participera à la direction de nombreuses oeuvres juives françaises, dont l’Oeuvre de secours aux enfants et deviendra Grand rabbin de France de 1952 à 1955 conjointement avec Jacob Kaplan.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...