Mort de Wallenberg : la justice russe juge légal le silence des services secrets
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Mort de Wallenberg : la justice russe juge légal le silence des services secrets

La thèse selon laquelle le Shindler suédois aurait eu une crise cardiaque au siège du KGB a toujours inspiré des doutes

Raoul Wallenberg, envoyé de la Suède en Hongrie occupée par l'Allemagne nazie. (Crédit : WikiCommons)
Raoul Wallenberg, envoyé de la Suède en Hongrie occupée par l'Allemagne nazie. (Crédit : WikiCommons)

La justice russe a jugé légal mardi le refus des services secrets de révéler les circonstances de la mort dans une prison du KGB du diplomate suédois Raoul Wallenberg, dont la famille tente depuis de percer le mystère.

La famille Wallenberg avait porté plainte contre l’héritier du KGB, le FSB, qui leur refuse depuis des années l’accès à ses archives. En septembre, la justice russe a rejeté cette plainte, poussant les Wallenberg à faire appel.

Un représentant du FSB a affirmé mardi lors de cet appel que la publication du dossier de Raoul Wallenberg pourrait mener à la divulgation d’informations sur ses compagnons de cellule, ce qui embarrasserait leurs familles.

Né en 1912, Raoul Wallenberg a sauvé à Budapest des milliers de juifs hongrois en leur délivrant des papiers suédois pendant la Deuxième guerre mondiale, avant d’être arrêté le 17 janvier 1945 par des soldats soviétiques et de disparaître.

En 1957, l’Union soviétique avait rendu public un document montrant qu’il avait été détenu à la Loubianka, le siège du KGB, et qu’il était mort d’une crise cardiaque le 17 juillet 1947. Cette version a toujours inspiré des doutes, notamment chez des historiens qui estiment qu’il a pu être exécuté.

Le FSB assure de son côté qu’il est illégal de fournir des informations sur la « vie personnelle » de prisonniers pendant une durée de 75 ans, soit jusqu’à 2020 ou 2022 en ce qui concerne Raoul Wallenberg.

Il affirme également que la nièce du diplomate suédois avait déjà reçu toutes les archives dans lesquelles est évoqué le nom de Wallenberg, retrouvées par un groupe de recherche constitué d’experts et d’historiens.

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