Moscou ne fournira pas de défenses aériennes avancées à la Syrie
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Moscou ne fournira pas de défenses aériennes avancées à la Syrie

Après la visite de Netanyahu en Russie et les tirs d'Israël sur les bases iraniennes, le porte-parole russe affirme qu'il n'est pas question d'envoyer des missiles S-300 à Assad

Un système de défense antiaérien S-300 fabriqué en Russie pour la semaine de la défense, marquant le 37e anniversaire de la guerre Iran-Irak des années 1980, sur la place Baharestan à Téhéran, en Iran, dimanche 24 septembre 2017. (AP Photo / Vahid Salemi)
Un système de défense antiaérien S-300 fabriqué en Russie pour la semaine de la défense, marquant le 37e anniversaire de la guerre Iran-Irak des années 1980, sur la place Baharestan à Téhéran, en Iran, dimanche 24 septembre 2017. (AP Photo / Vahid Salemi)

Un porte-parole du président russe Vladimir Poutine a déclaré vendredi que Moscou n’avait pas l’intention de fournir un système avancé de défense aérienne à la Syrie.

Vladimir Kozhin, membre du cercle restreint de Poutine, a déclaré au journal russe Izvestia qu’il n’était pas question de livrer le système S-300 à Damas.

Jusqu’à présent, nous n’avons pas parlé de livraisons de nouveaux systèmes avancés », a-t-il dit, ajoutant que le régime d’Assad avait « tout ce qui est nécessaire ».

Les propos de Kozhin surviennent au lendemain de la destruction par Israël de nombreuses défenses syriennes, bombardant des cibles iraniennes en Syrie.

Selon l’IDF, ses frappes visaient le SA-5 à longue portée de fabrication russe, également connu sous le nom de S-200, prédécesseur des plus avancés S-300 et S-400; et également les SA-2, ou S-75; le SA-22 russe de courte à moyenne portée, connu sous le nom de Pantsir-S1; et le système de défense aérienne à moyenne portée SA-17, aussi connu sous le nom de Buk.

Les commentaires de M. Kozhin interviennent également deux jours après que le Premier ministre Benjamin Netanyahu se soit rendu en Russie pour des entretiens avec M. Poutine visant à « assurer la coopération militaire en cours en Syrie ».

Juste avant que Netanyahu ne rencontre Poutine, le vice-ministre russe de la Défense, Alexander Fomin, a déclaré qu’aucune décision n’avait encore été prise pour fournir à la Syrie des systèmes avancés de défense aérienne.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le président russe Vladimir Poutine, vu lors d’une cérémonie de dépôt de gerbes à la tombe du soldat inconnu à Moscou, le 9 mai 2018. (Amos Ben Gershom / GPO)

Les responsables russes avaient déclaré au cours des dernières semaines que Moscou était prêt à fournir à la Syrie de nouvelles capacités de défense aérienne – y compris éventuellement le puissant système S-300.

Tôt jeudi matin, les avions de combat israéliens F-15 et F-16 ont bombardé plus de 50 cibles iraniennes dans toute la Syrie dans une vaste campagne baptisée « Opération Château de Cartes » pour tenter de détruire la présence militaire iranienne dans le pays.

La mission – la plus grande campagne aérienne menée par Israël en Syrie depuis plus de 40 ans – a été « couronnée de succès », a déclaré jeudi un officier de l’armée de l’air israélienne. Israël estime que les forces iraniennes détiennent encore en Syrie des missiles de surface qui pourraient à nouveau être tirés sur Israël.

Judah Ari Gross, Stuart Winer et les agences ont contribué à cet article.

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