Nabil Fahmy nommé secrétaire général de la Ligue arabe
Le diplomate égyptien prendra ses fonctions en juillet pour un mandat de cinq ans, succédant ainsi à Ahmed Aboul Gheit, qui occupait le poste depuis 2016

Les ministres arabes des Affaires étrangères ont approuvé la nomination du haut diplomate égyptien Nabil Fahmy au poste de secrétaire général de la Ligue arabe, qui compte 22 membres.
Selon le ministère égyptien des Affaires étrangères, Fahmy, ancien chef de la diplomatie du Caire, a remporté le soutien des ministres des Affaires étrangères arabes à l’issue d’une réunion en ligne.
Fahmy prendra ses fonctions en juillet pour un mandat de cinq ans. Il succédera à Ahmed Aboul Gheit, qui occupait ce poste depuis 2016.
Fahmy était l’unique candidat au poste. En effet, selon un protocole établi de longue date, c’est à l’Égypte, en tant que pays hôte de la Ligue arabe, qu’il revient traditionnellement de désigner le chef de cette organisation depuis sa création en 1945. À une seule exception près : en 1979, c’est un diplomate tunisien, al-Shazly al-Qalibi, qui avait été nommé à ce poste, après la suspension de l’Égypte de la Ligue suite au traité de paix que Le Caire avait conclu avec Israël.
L’Égypte a réintégré l’organisation en 1989, avec le retour du siège de la Ligue arabe au Caire et la nomination d’un nouveau secrétaire général égyptien en 1990.
Fahmy, aujourd’hui âgé de 75 ans, a occupé les fonctions de chef de la diplomatie égyptienne entre juillet 2013 et juin 2014, période marquée par de profonds bouleversements en Égypte à la suite du renversement par l’armée d’un président islamiste élu, dont le mandat d’un an s’était révélé source de divisions. Fahmy a été ambassadeur d’Égypte aux États-Unis entre 1999 et 2008.
Il a également fondé la School of Global Affairs and Public Policy (GAPP) de l’Université américaine du Caire, dont il est aujourd’hui président émérite.
Il est le fils d’Ismail Fahmy, ministre égyptien des Affaires étrangères de 1973 à 1977. Celui-ci avait démissionné en guise de protestation contre la visite historique du président Anouar el-Sadate à Jérusalem, ouvrant ainsi la voie à l’Égypte et faisant d’elle le premier pays arabe à établir des relations diplomatiques avec Israël.







