Nachman Ash : Il n’y a aucune certitude sur la date de la rentrée scolaire
Rechercher

Nachman Ash : Il n’y a aucune certitude sur la date de la rentrée scolaire

Le chef du ministère de la Santé laisse entendre qu'un confinement, en septembre, serait la meilleure option pour l'économie et admet que le gouvernement ne contrôle pas l'épidémie

Le nouveau chef du ministère de la Santé Nachman Ash au bureau du Premier ministre de Jérusalem, le 14 juillet 2021. (Crédit : Noam Revkin Fenton/FLASH90)
Le nouveau chef du ministère de la Santé Nachman Ash au bureau du Premier ministre de Jérusalem, le 14 juillet 2021. (Crédit : Noam Revkin Fenton/FLASH90)

Dans un contexte de hausse continue du nombre de cas graves, le directeur-général du ministère de la Santé, Nachman Ash, a indiqué qu’il était « impossible de dire avec certitude » si la rentrée scolaire aurait lieu, comme prévu, le 1er septembre. Il a aussi laissé entendre qu’un confinement pourrait être mis en place lors des Grandes Fêtes, qui débutent le 6 septembre prochain.

« Nous ne voulons réellement pas d’un confinement. Nous prenons toutes les initiatives possibles pour ne pas en arriver là mais, dans une situation particulière où la pression serait suffisamment forte sur le système de soins pour que nous nous inquiétions de son éventuel effondrement, alors nous n’aurions pas le choix », a déclaré le haut-responsable au cours d’un entretien accordé à la station de radio 103FM.

« Nous prévoyons de lancer l’année scolaire le 1er septembre mais il est impossible de se prononcer sur cette question avec certitude. Après les Grandes Fêtes, nous voulons que le système éducatif soit pleinement actif, avec des cours donnés en présentiel et nous devons nous préparer pour ça », a-t-il continué.

Alors que des discussions laissent planer l’ombre d’un confinement pendant les prochaines fêtes juives du mois de septembre, Ash a indiqué qu’un confinement, le mois prochain, pèserait moins sur l’économie qu’à un autre moment.

« Le fait que l’économie serait moins touchée, d’une certaine manière, au mois de septembre est bien entendu pris en considération mais la principale inquiétude est de ne pas arriver au point de risquer l’effondrement du système de santé », a-t-il continué.

« Selon moi, un confinement est un outil efficace. Il a un prix très lourd et ce n’est pas un outil que nous voulons utiliser de manière prématurée. En fin de compte, à chaque fois que nous avons imposé un confinement, le taux de morbidité a baissé », a-t-il fait remarquer.

Alors qu’il lui était demandé, dimanche, s’il était d’accord avec Ash, le ministre de la Santé Nitzan Horowitz a déclaré qu’un confinement restait un dernier recours et qu’une telle solution serait évitée aussi longtemps que possible.

« C’est également vrai pour le système éducatif », a-t-il ajouté au cours d’une visite réalisée dans un nouveau centre de dépistage rapide mis en place par le Magen David Adom à Jérusalem. « Nous allons éviter d’handicaper le système d’enseignement israélien aussi longtemps que cela sera possible ».

Le ministre de la Santé Nitzan Horowitz pendant une visite à l’hôpital Beilinson, le 27 juillet 2021. (Crédit :Avshalom Sassoni/Flash90)

Le ministère de la Santé a diffusé dimanche matin de nouveaux chiffres qui indiquent une tendance à la hausse continue dans le nombre de cas graves de coronavirus, avec 21 nouveaux malades gravement atteints qui ont été enregistrés samedi, ce qui amène un total de 348. Ils étaient 257 jeudi.

2 886 personnes ont été testées positives samedi, avec un taux de positivité qui est de 3,83 %. Ce sont 898 433 Israéliens qui ont été touchés par la COVID-19 au sein de l’État juif depuis le début de la pandémie.

Le bilan des morts des suites du coronavirus dans le pays est dorénavant de 6 535 personnes. 16 décès ont été enregistrés au cours du week-end.

Le ministère a fait savoir que sur une population d’environ 9,3 personnes en Israël, plus de 5,8 millions ont reçu une première dose de vaccin, presque 5,4 millions ont complété leur parcours vaccinal et 420 000 ont d’ores et déjà bénéficié d’une piqûre de rappel.

Ash a expliqué que le nombre de malades dans un état critique était le facteur qui serait pris en compte dans la décision d’imposer un confinement.

« Nous avons atteint les 1 200 malades graves dans le passé et nous ne voulons plus vivre cela. Si nous constatons un ralentissement dans la hausse du nombre de personnes gravement malades grâce à l’administration de la troisième dose et des mesures variées que nous mettons en œuvre, cela va nous permettre de souffler », a-t-il ajouté, faisant référence à la campagne d’administration d’une injection de rappel aux personnes âgées de 60 ans et plus et à la série de nouvelles restrictions qui a été mise en vigueur dimanche.

Les ministres ont approuvé, jeudi, l’élargissement significatif des limitations imposées aux rassemblements dans le cadre du système du Pass vert, un élargissement qui concernera dorénavant également les hôtels, les restaurants et les clubs de gym. Les regroupements – dans les espaces clos comme en plein air – sont maintenant restreints aux seuls Israéliens vaccinés, en rémission du coronavirus ou en mesure de présenter un résultat négatif de test de dépistage.

Alors qu’il lui était demandé si le gouvernement contrôlait l’épidémie, Ash a noté que « tant que les chiffres continueront à s’élever de manière aussi forte, je ne peux pas dire cela. Nous observons la situation avec inquiétude… Cela fait longtemps maintenant que le nombre d’infections est important, et c’est donc préoccupant. »

La Douzième chaîne a annoncé vendredi que les responsables du ministère de la Santé avaient indiqué qu’un confinement sera nécessaire quand et si Israël devait atteindre le nombre de 600 à 700 personnes gravement malades.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...