Nancy Pelosi en Jordanie avec une délégation de représentants américains
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Nancy Pelosi en Jordanie avec une délégation de représentants américains

Accompagnée d'un groupe de parlementaires américains, la présidente de la chambre est arrivée dans le pays pour des entretiens avec le roi Abdallah II, a annoncé samedi son bureau

La présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, prend la parole avant une rencontre avec le président colombien Ivan Duque Marquez au Capitole des États-Unis, à Washington, le 13 février 2019. (Saul Loeb/AFP)
La présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, prend la parole avant une rencontre avec le président colombien Ivan Duque Marquez au Capitole des États-Unis, à Washington, le 13 février 2019. (Saul Loeb/AFP)

La présidente démocrate de la Chambre des représentants américains Nancy Pelosi et un groupe de parlementaires américains sont arrivés en Jordanie pour des entretiens avec le roi Abdallah II, a annoncé samedi son bureau.

« Avec l’approfondissement de la crise en Syrie après l’incursion de la Turquie, notre délégation a entamé des discussions essentielles sur l’impact pour la stabilité régionale, l’accroissement du flux de réfugiés et l’ouverture dangereuse offerte à l’EI (le groupe jihadiste Etat islamique, ndlr), l’Iran et la Russie », estime Mme Pelosi, citée dans le communiqué.

Le texte qualifie de « bipartisane » la délégation qui comprend comme seul républicain le représentant Mac Thornberry, qui préside la commission des forces armées de la Chambre des représentants.

La Turquie a engagé le 9 octobre une opération armée en Syrie, après la décision du président Donald Trump de retirer les soldats américains de leurs positions dans le Nord.

M. Trump a défendu cette semaine sa décision en vantant une approche « brillante d’un point de vue stratégique » mais 129 républicains se sont joints mercredi aux démocrates à la Chambre pour approuver une résolution non-contraignante condamnant son initiative.

« Le président a déchaîné une escalade vers le chaos et l’insécurité en Syrie lorsqu’il a donné à la Turquie le feu vert pour attaquer nos partenaires kurdes », avait affirmé Nancy Pelosi.

Le leader de la minorité au Sénat Chuck Schumer, démocrate de New-York, lors de la conférence politique 2019 de l’AIPAC au centre de conférences de Wahington, le 25 mars 2019. (Crédit : AP Photo/Jose Luis Magana)

Signe de la détérioration des relations de M. Trump avec le Congrès, où la Chambre des représentants a enclenché le 24 septembre une procédure de destitution à son encontre, Mme Pelosi et Chuck Schumer, chef de la minorité démocrate au Sénat, ont coupé court cette semaine à une réunion à la Maison-Blanche sur la Syrie dont ils ont jugé le climat acrimonieux.
M. Trump « a été insultant, particulièrement envers » Mme Pelosi, a affirmé Chuck Schumer.

« Elle a totalement gardé son calme, mais il l’a traitée de politicienne de bas étage. »

Un cessez-le-feu entre forces turques et kurdes a été négocié jeudi dernier par les Etats-Unis mais les deux parties se sont accusées mutuellement samedi de violer l’accord. L’offensive a déjà fait plus de 500 morts, dont de nombreux civils, et quelque 300 000 civils ont été déplacés, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme.

Plus de 650 000 réfugiés syriens sont enregistrés par le Haut-commissariat aux réfugiés en Jordanie qui partage 370 km de frontière avec la Syrie.

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