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Naqba : Défilé d’Arabes israéliens pour marquer la “catastrophe”

Des milliers de Palestiniens ont brandi des drapeaux palestiniens et des photos de prisonniers

En Galilée occidentale, les Palestiniens marquent la naqba, la catastrophe, le jour de la création de l'État d'Israël, en 1948, évènement qui coïncide avec Yom HaAtsmaout, le 2 mai 2017. (Crédit : capture d'écran YouTube)
En Galilée occidentale, les Palestiniens marquent la naqba, la catastrophe, le jour de la création de l'État d'Israël, en 1948, évènement qui coïncide avec Yom HaAtsmaout, le 2 mai 2017. (Crédit : capture d'écran YouTube)

Des milliers d’Arabes israéliens de tout le pays se sont rassemblés mardi pour la « marche du Retour », un évènement qui marque la naqba (la catastrophe) qu’a été, pour les Palestiniens, la création de l’État d’Israël. Elle a lieu tous les ans à l’occasion de Yom HaAtsmaout.

La marche, organisée a proximité du kibboutz de Kabri, en Galilée occidentale, a été organisée après que la police a retiré son injonction. La police avait interdit l’évènement, pour des raisons de sécurité. Elle avait invoqué le manque de personnel en raison des célébrations dans le reste du pays, pour le 69e anniversaire de l’État d’Israël.

Selon le compromis, les participants ont emprunté un autre itinéraire et se sont donnés rendez-vous à un autre endroit, près de l’école régionale de Kabri, construite sur les vestiges de la localité arabe d’al-Kabri, avant 1948, selon le journal Haaretz du mois dernier.

Les participants à l’évènement de mardi ont brandi des drapeaux palestiniens et des drapeaux de prisonniers palestiniens détenus dans des prisons israéliennes, ainsi que des bannières exigeant un droit de retour, selon le site en arabe arab48.com.

« Nous commémorons les évènements de la naqba en regardant vers le passé, mais également en exigeant que cette injustice historique soit réparée et que soit établie la base de notre future, sur la reconnaissance de notre douleur et du respect mutuel », a écrit le député de la Liste arabe unie, Ayman Odeh sur Twitter.

https://youtu.be/0ebnm8iSBpU

Al-Kabri a été capturé une semaine après la création de l’État d’Israël, le 21 mai 1948. Quand les troupes israéliennes ont pris le contrôle du village, la majorité des résidents avaient pris la fuite.

Pour les Palestiniens, le droit au retour est un prérequis pour n’importe quel accord de paix.

Les gouvernements israéliens ont rejeté la notion de « droit au retour » pour les Palestiniens, au motif qu’un afflux majeur de Palestiniens signerait la fin de l’État juif.

Israël a appelé les réfugiés palestiniens à être intégrés au futur état palestinien, tout comme Israël a accueilli des centaines de milliers de réfugiés juifs des pays arabes du Moyen Orient et d’Afrique du Nord.

Israël rejette également la désignation de l’ONU, qui considère que les descendants des Palestiniens qui vivaient dans ce qui est actuellement Israël, de deuxième et troisième génération (et les suivantes) sont des « refugiés ». Pour Israël, seuls les descendants de réfugiés palestiniens sont traités comme tels par l’ONU.

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