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Neshama Carlebach à la synagogue qui avait interdit les chansons de son père

La Synagogue centrale de New York va accueillir la chanteuse alors que la musique de Shlomo Carlebach, son père, a été interdite suite à des accusations d'abus sexuels

Neshama Carlebach sur scène lors de la biennale de l'Union pour le judaïsme réformé de San Diego, au mois de décembre 2013 (Crédit : URJ/JTA)
Neshama Carlebach sur scène lors de la biennale de l'Union pour le judaïsme réformé de San Diego, au mois de décembre 2013 (Crédit : URJ/JTA)

JTA — Au mois de janvier 2018, la synagogue centrale de New York avait décrété un moratoire d’un an sur la diffusion de la musique du rabbin Shlomo Carlebach dans le lieu de culte. Et vendredi, c’est sa fille qui devait s’y produire.

Ce moratoire, qui avait été annoncé dans un sermon prononcé par le rabbin Angela Buchdahl, était entré dans le cadre d’une participation de la communauté juive au mouvement #MeToo. Les accusations d’abus sexuels lancés contre Carlebach – compositeur juif prolifique et leader spirituel – étaient pour la première fois apparues en 1998 dans le magazine Lilith , quatre ans après sa mort.

Et maintenant, presque un an et demi après le moratoire, Neshama Carlebach devait monter à la tribune de la synagogue. Elle a suivi les traces de son père et chante ses propres compositions mais également celles de son père.

Vendredi, elle devait chanter un titre original présent sur son dernier album, intitulé « Believe ». Elle a également indiqué que la synagogue interpréterait une composition de son père, le moratoire décrété sur sa musique étant terminé.

La synagogue n’a pas répondu à une demande de commentaires.

« J’éprouve de la gratitude pour Angela [Buchdahl] à de nombreux niveaux », a confié vendredi Carlebach à JTA. « Je crois vraiment qu’elle a fait ce qu’elle a considéré comme juste en termes d’écoute des autres femmes et pour provoquer le changement, en faisant cette déclaration de solidarité et de réconfort. »

Dans un article publié l’année dernière par le Times of Israël, Carlebach avait reconnu que son père avait blessé certaines femmes. Elle l’avait néanmoins défendu, disant qu’il avait été une autorité spirituelle aimable et attentionnée qui avait fait avancer les droits des femmes.

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