Netanyahu à Abe : faites pression sur l’Iran
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Netanyahu à Abe : faites pression sur l’Iran

Le Premier ministre japonais va se rendre à Téhéran et cherchera à user de ses bonnes relations avec le régime islamique et Washington pour jouer le médiateur entre les deux pays

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (C-D) et le Premier ministre japonais Shinzo Abe (C-G) posent pour une photo de groupe lors d'une rencontre avec des hommes d'affaires japonais au bureau du Premier ministre à Jérusalem le 2 mai 2018. (AFP/Abir Sultan)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (C-D) et le Premier ministre japonais Shinzo Abe (C-G) posent pour une photo de groupe lors d'une rencontre avec des hommes d'affaires japonais au bureau du Premier ministre à Jérusalem le 2 mai 2018. (AFP/Abir Sultan)

Vendredi, le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est entretenu avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe alors que ce dernier va se rendre en Iran.

Netanyahu a dit à Abe qu’il était nécessaire de maintenir la pression sur Téhéran pour contrer l’expansion iranienne au Moyen-Orient.

« Je lui ai clairement dit que nous devons continuer à faire pression sur l’Iran pour qu’il mette un terme à son agression dans la région », a déclaré Netanyahu sur Twitter.

« Nous avons discuté de l’importante amélioration des relations entre Israël et le Japon et de l’énorme augmentation des investissements japonais en Israël. Nous continuerons à renforcer notre relation », a déclaré Netanyahu.

Le ministère japonais des Affaires étrangères a déclaré que les deux dirigeants ont échangé au téléphone pendant 30 minutes. Abe a exprimé ses condoléances au nom du peuple japonais pour la mort de Nechama Rivlin, la femme du président Reuven Rivlin, et a exprimé sa sympathie aux Israéliens qui ont été affectés par les récents incendies.

Alors qu’ils parlaient du Moyen-Orient, Netanyahu et Abe « ont partagé la vision d’une coopération avancée mutuelle visant à maintenir la stabilité et la prospérité de la région », a déclaré le ministère des Affaires étrangères.

Le président américain Donald Trump et la Première dame Melania Trump assistent au Grand Tournoi de Sumo de Tokyo avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe au stade Ryogoku Kokugikan, le 26 mai 2019.
(AP Photo/Evan Vucci)

Abe doit se rendre en Iran la semaine prochaine alors que Tokyo va chercher à utiliser ses bonnes relations avec la République islamique pour jouer un rôle de médiation entre Washington et Téhéran.

Abe a de bonnes relations avec le président américain Donald Trump, qu’il a rencontré au Japon à la fin mai.

Lors de la visite de quatre jours, Trump a dit qu’il soutenait les efforts d’Abe pour ouvrir le dialogue avec l’Iran.

« Je pense que l’Iran voudrait discuter et s’ils veulent discuter, nous discuterons aussi », a déclaré Trump au sujet de l’initiative.

« La paix et la stabilité du Moyen-Orient sont un élément très important pour le Japon et les Etats-Unis, mais aussi pour la communauté internationale dans son ensemble », a déclaré Abe.

Le mois dernier, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif s’est rendu à Tokyo.

Mohammad Javad, le ministre des Affaires étrangères de l’Iran, et le Premier ministre Shinzo Abe, à droite, se serrent la main à la résidence officielle d’Abe à Tokyo, le 16 mai 2019. (AP/Eugene Hoshiko, Pool)

Après des semaines de tensions croissantes et alors que l’accord sur le nucléaire iranien avec les puissances mondiales est sur le point de s’effondrer, on ne sait pas clairement si les Etats-Unis et l’Iran ont fait des progrès pour se réconcilier.

Un reportage de vendredi sur la Treizième chaîne d’information a déclaré que Téhéran faisait des ouvertures en coulisses vers Washington afin d’exprimer sa volonté de renouer le dialogue pour trouver un terrain d’entente.

Le même reportage a dit que les renseignements israéliens avaient identifié une accélération significative du travail pour la production de nouvelles centrifugeuses d’uranium, alors que Téhéran se prépare à la possibilité de développer ses activités d’enrichissement.

Jeudi, s’exprimant après des discussions dans le nord de la France avec le président français Emmanuel Macron, un ardent partisan de la diplomatie avec l’Iran, Trump a indiqué qu’il pouvait envisager de discuter avec Téhéran.

« Je comprends qu’ils veulent discuter et s’ils veulent discuter, ça me va », a déclaré Trump, qui était en France pour célébrer le 75ème anniversaire du Débarquement.

« Nous discuterons, mais il y a une chose qu’ils ne peuvent pas avoir, ce sont des armes nucléaires », a-t-il dit.

Trump a fait référence aux sanctions contre l’Iran qui affectent durement l’économie iranienne, particulièrement depuis que Washington s’est retiré de l’accord sur le nucléaire.

Le porte-avion USS Abraham Lincoln dans la mer d’Arabie le 26 mai 2019. (Jeremiah Bartelt/US Navy via AP)

Vendredi, Washington a imposé de nouvelles sanctions sur Téhéran, en ciblant sa plus grande entreprise pétrochimique parce qu’elle apporte de l’aide aux Gardiens de la Révolution.

Plus tôt cette semaine, le guide suprême de l’Iran l’Ayatollah Ali Khameni a fustigé Trump, déclarant « quand une telle personne est le président, cela montre le déclin politique et moral de ce pays ».

Vendredi également, l’Iran a rejeté l’ouverture des nouvelles négociations sur le nucléaire, prévenant que chercher à élargir les termes déjà fixés du traité pourrait conduire à son effondrement.

Plus tôt cette semaine, Téhéran a exclu de nouvelles négociations avec Washington à moins qu’il ne change « d’attitude globale », après que le Secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a déclaré que son pays était prêt à négocier avec l’Iran.

Pourtant, Pompeo aussi fait part de réserves, déclarant que l’Iran doit d’abord prouver qu’il « agit comme une nation normale ».

La démarche de l’administration Trump vis-à-vis l’Iran a commencé par le retrait américain de l’accord sur le nucléaire de Téhéran avec les puissances mondiales l’année dernière et a continué avec la mise en place de sanctions économiques sur l’Etat chiite.

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