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Netanyahu à Scholz : Si le Hamas reste à Gaza, il reviendra à la charge

Le Premier ministre a tenu une discussion importante avec le chancelier allemand lors de sa 3e visite depuis le 7 octobre ; ils ont convenu que le groupe terroriste palestinien doit être éliminé

Le chancelier allemand Olaf Scholz, à gauche, serrant la main du Premier ministre Benjamin Netanyahu, lors d'une conférence de presse, à Jérusalem, le 17 mars 2024. (Crédit : GPO)
Le chancelier allemand Olaf Scholz, à gauche, serrant la main du Premier ministre Benjamin Netanyahu, lors d'une conférence de presse, à Jérusalem, le 17 mars 2024. (Crédit : GPO)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a tenu une conférence de presse avec le chancelier allemand Olaf Scholz à Jérusalem dimanche, au cours de laquelle il a déclaré que les deux dirigeants avaient eu une « conversation très sérieuse, une importante discussion entre amis ».

« Nous avons également convenu que le Hamas devait être éliminé », a déclaré Netanyahu, notant que si le groupe terroriste palestinien est autorisé à rester à Gaza, il « se reconstituera et reviendra à la charge et, comme il l’a juré, répétera le massacre du 7 octobre encore et encore et encore ».

Au cours de la réunion, Netanyahu a déclaré que son homologue allemand lui avait demandé de faire davantage pour protéger les civils à Gaza dans le cadre de la guerre en cours et d’autoriser l’entrée dans la bande de Gaza d’une plus grande quantité d’aide humanitaire destinée aux Palestiniens.

Netanyahu a souligné les efforts déployés par Israël pour protéger les civils alors que le groupe terroriste palestinien du Hamas les utilise comme boucliers humains, ainsi que les difficultés liées à la distribution de l’aide dans la bande de Gaza dans un contexte de guerre urbaine.

Lors de son troisième voyage en Israël depuis que la guerre a éclaté avec l’assaut barbare du Hamas le 7 octobre, le chancelier allemand a déclaré que les otages détenus par les groupes terroristes depuis plus de 160 jours étaient dans les « pensées et les prières » de son pays.

« En ces heures sombres, mon pays se tient aux côtés du peuple d’Israël. Depuis le premier jour, notre message est clair », a-t-il déclaré, soulignant le droit d’Israël à l’autodéfense. « En combattant les terroristes du Hamas, Israël poursuit un objectif légitime. »

Toutefois, il a déclaré que le nombre de morts palestiniens était « extrêmement élevé, beaucoup diraient même beaucoup trop élevé ». « Nous ne pouvons pas rester là sans rien faire et regarder les Palestiniens risquer la famine », a dit M. Scholz, en appelant à une augmentation « urgente et massive » de l’entrée d’aide humanitaire à Gaza.

Il a également répété le soutien de l’Allemagne à une solution à deux Etats dans la perspective de l’après-guerre.

Scholz a aussi appelé à un « accord sur les otages et à un cessez-le-feu durable » dans la bande de Gaza, à l’issue d’une rencontre à Jérusalem avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

« Il faut un accord sur les otages et un cessez-le-feu durable », a déclaré le chancelier allemand, qui a dit comprendre « les familles d’otages qui disent que le temps est venu pour un accord afin de sauver les personnes captives ».

Netanyahu a répondu qu’il n’acceptera pas une paix rendant Israël « faible » face à ses voisins du Proche-Orient.

« Si on nous offre un accord, un chemin vers la paix qui rend Israël faible et incapable de se défendre (…), cela fera reculer la paix », a-t-il affirmé devant la presse, après sa rencontre avec Scholz. « Nous ne pouvons pas avoir de paix avec le Hamas, il doit être éliminé », a martelé M. Netanyahu, qualifiant le mouvement islamiste palestinien d' »organisation génocidaire ».

Netanyahu a aussi répété devant le chancelier allemand qu’Israël ne lancerait pas d’opération militaire à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, tant que la population serait « enfermée sur place ». « Israël fera tout pour minimiser les pertes civiles et maximiser l’envoi de l’aide », a affirmé Netanyahu.

Lancer une opération à Rafah « n’est pas quelque chose que nous ferons en laissant la population enfermée sur place. Nous ferons en réalité le contraire », a-t-il affirmé, alors que la perspective d’un tel assaut est redoutée par la communauté internationale.

Le « principal objectif » de la guerre à Gaza est d’obtenir la libération des otages détenus par le Hamas depuis le 7 octobre, a de son côté affirmé le président Isaac Herzog au chancelier.

« Il s’agit d’un défi humanitaire majeur. Nous avons des personnes qui ont entre 1 et 85 ans, y compris des survivants de la Shoah. Nous avons des personnes dont l’état physique est désastreux. Nous avons de jeunes soldats et de jeunes femmes, et nous sommes extrêmement inquiets pour chacun d’entre eux, à chaque instant de la journée », a indiqué Herzog dans un communiqué publié à l’issue de la réunion.

Le président a également accusé Téhéran d’être à l’origine du conflit, qu’il a qualifié de « guerre menée par les mandataires de l’Iran dans notre région ».

« Ce conflit a des répercussions sur tous les foyers du monde, car les Houthis perturbent la navigation en haute mer et le transport de biens et de services en mer Rouge et au Moyen-Orient. Bien sûr, cela est lié à ce qui se passe avec le Liban et, surtout, c’est une guerre qui est menée par la coalition iranienne. C’est pourquoi la coalition [des alliés d’Israël] qui s’oppose à l’Iran doit soutenir Israël pour obtenir une victoire absolue », a-t-il déclaré.

Le chancelier allemand a dit espérer que les discussions menées au Qatar pour obtenir un cessez-le-feu temporaire et un accord sur la libération des otages porteront leurs fruits.

« Je voudrais également souligner que la libération des otages est la première et la plus importante des préoccupations. J’espère donc que les discussions en cours au Qatar aboutiront à des résultats et constituent une opportunité, car les otages doivent être libérés. Ils sont trop nombreux à souffrir depuis trop longtemps, ils sont dans une situation très, très difficile, et nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour les aider à sortir de là », a-t-il déclaré.

Scholz a également souligné « la nécessité d’acheminer l’aide humanitaire à Gaza, ce qui, je pense, s’améliore, mais il reste encore beaucoup à faire, car nous avons besoin de plus d’aide, de plus d’aide humanitaire ».

« Israël est un État qui doit pouvoir vivre en sécurité, et nous soutiendrons un État israélien vivant dans la paix et nous œuvrerons pour la sécurité d’Israël autant que nous le pourrons », a-t-il poursuivi.

La guerre a éclaté à Gaza après le massacre perpétré par le Hamas le 7 octobre, au cours duquel quelque 3 000 terroristes ont fait irruption en Israël, tuant près de 1 200 personnes et prenant 253 otages, pour la plupart des civils, souvent au prix d’horribles actes de brutalité et d’agressions sexuelles.

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