Netanyahu accuse l’Iran de déployer des armes en Syrie contre Israël
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Netanyahu accuse l’Iran de déployer des armes en Syrie contre Israël

Le Premier ministre israélien a accusé mardi l'Iran de vouloir déployer des "armes très dangereuses" en Syrie, où Téhéran soutient le régime, afin de détruire Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu à la réunion hebdomadaire du cabinet à Jérusalem, le 11 avril 2018 (Crédit : Yoav Ari Dudkevitch / Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu à la réunion hebdomadaire du cabinet à Jérusalem, le 11 avril 2018 (Crédit : Yoav Ari Dudkevitch / Flash90)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accusé mardi l’Iran de vouloir déployer des « armes très dangereuses » en Syrie, où Téhéran soutient le régime, afin de détruire Israël.

Israël accuse souvent l’Iran de renforcer sa présence en Syrie voisine, où l’armée israélienne a mené des raids meurtriers contre des cibles iraniennes selon Téhéran.

« Le régime à Téhéran (…) cherche maintenant à déployer des armes très dangereuses en Syrie dans le but de nous détruire », a déclaré M. Netanyahu à l’issue d’un sommet trilatéral à Nicosie avec le président chypriote Nicos Anastasiades et le Premier ministre grec Alexis Tsipras.

Netanyahu a dit au président chypriote Nicos Anastasiades : « Vous avez dit, Monsieur le Président, il y a une minute, qu’il est inimaginable que quiconque conteste le droit de l’État d’Israël à exister. En fait, c’est précisément ce que fait une puissance, et c’est le régime de Téhéran. Il appelle ouvertement chaque jour à notre destruction, à l’élimination d’Israël de la surface de la terre, et il pratique une agression non dissimulée contre nous et contre tous les autres habitants de la région. Il a un réseau terroriste qui se répand dans le monde entier. L’Iran cherche maintenant à installer des armes très dangereuses en Syrie pour être utilisées contre Israël dans le but spécifique de nous détruire ».

Il a alerté les deux dirigeants sur le fait que les ambitions de l’Iran ne se limitent pas à Israël.

Accusant l’Iran de vouloir « établir des bases navales militaires » et des sous-marins en Méditerranée, il a estimé : « cela est une menace palpable pour chacun de nous ».

« Il est dans l’intérêt de tous d’empêcher cette agression iranienne. S’ils atteignent la Méditerranée, ils voudront établir des bases navales militaires en Méditerranée pour les navires iraniens et les sous-marins iraniens. C’est une menace réelle contre nous tous. Je pense que tout le monde reconnaît les intentions malveillantes de l’Iran, et je pense que tout le monde reconnaît également le droit d’Israël à l’autodéfense, qui est en fait notre défense commune.

En montant à bord de son avion pour rentrer en Israël, Netanyahu a réitéré ses propos et a dit qu’Israël était prêt pour une action militaire en cas de besoin.

« Nous sommes déterminés à mettre un terme à l’installation de l’Iran près de nos frontières et nous sommes en mesure de prendre des initiatives qui pourraient consister à faire tomper des têtes », a-t-il précisé.

« Nous sommes prêts pour n’importe quel scénario, même à la guerre », a-t-il ajouté, selon la chaîne d’information Hadashot.

Cette photo publiée par les médias iraniens montre la base aérienne T-4 dans le centre de la Syrie après une attaque de missiles lundi 9 avril 2018. (Médias iraniens)

M. Netanyahu a affirmé ces dernières semaines qu’Israël ne permettrait pas à l’Iran de s’implanter militairement en Syrie où une guerre fait rage depuis 2011.

Israël a été accusé par le régime de Bashar el-Assad d’avoir mené des raids sur le sol syrien, notamment les 9 et 30 avril, qui ont provoqué la mort de militaires iraniens et syriens. L’Etat hébreu n’a pas revendiqué ces attaques.

Lors de sa conférence de presse, M. Netanyahu n’a pas évoqué nommément l’accord sur le nucléaire iranien, dont il est un grand pourfendeur, alors que le président américain Donald Trump doit indiquer mardi si les Etats-Unis se retirent ou non de cet accord.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a lui mis en garde contre un abandon de cet accord conclu entre les grandes puissances et Téhéran en 2015 pour éviter que l’Iran ne se dote de l’arme atomique.

« Annuler l’accord avec l’Iran pourrait aboutir à davantage de déstabilisation », a souligné le Premier ministre grec.

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