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Netanyahu critique l’action des casques bleus au Liban

"Les soldats de la Finul ne rendent pas compte du trafic d'armes dans le sud du Liban," a déclaré Netanyahu à Ban-Ki moon

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon (à droite) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse conjointe à Jérusalem, le 22 juillet 2014. (Crédit : Flash 90)
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon (à droite) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse conjointe à Jérusalem, le 22 juillet 2014. (Crédit : Flash 90)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a critiqué l’action des casques bleus de l’ONU déployés dans le sud du Liban, dont l’un a été tué mercredi dernier, a indiqué dans la nuit de dimanche à lundi le bureau du Premier ministre.

Lors d’un entretien téléphonique avec le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, Benjamin Netanyahu a souligné que les « soldats de la Finul (Force Intérimaire des Nations Unies au Liban) ne rendent pas compte du trafic d’armes dans le sud du Liban » dans leurs rapports.

Selon le Premier ministre, la Finul, chargée de surveiller la frontière israélo-libanaise, n’applique donc pas la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée à la suite de la guerre menée par Israël contre le Hezbollah libanais en 2006.

Deux soldats israéliens ont été tués et sept blessés mercredi dernier par des tirs du Hezbollah près de la frontière avec le Liban. En représailles, Israël a bombardé plusieurs villages dans le sud du Liban, où se trouvent des positions de l’armée libanaise et de la Finul, et un casque bleu espagnol a été tué.

Israël n’a pas officiellement reconnu être responsable de la mort de ce casque bleu. L’Espagne a en revanche affirmé dès la semaine dernière qu’il avait été tué par ds tirs israéliens.

« Le Premier ministre a exprimé ses regrets pour la mort du soldat espagnol et a convenu de mener une enquête commune avec le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy », a précisé le communiqué.

Benjamin Netanyahu a également réaffirmé que la « communauté internationale doit pointer un doigt accusateur vers l’Iran qui est derrière l’attaque à notre frontière nord et qui tente d’établir un front terroriste contre Israël sur le plateau du Golan », a poursuivi le communiqué.

Le groupe terroriste Hezbollah chiite libanais, allié de Téhéran, a lancé son attaque de mercredi en réaction à un raid dans le Golan syrien le 18 janvier, attribué à Israël.

Lors de cette opération, six membres du Hezbollah, ainsi qu’un général des Gardiens de la révolution iraniens avaient été tués.

Israël n’a pas commenté officiellement la responsabilité de ce raid.

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