Netanyahu décline une invitation de l’Unesco, lui reprochant son « parti pris »
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Netanyahu décline une invitation de l’Unesco, lui reprochant son « parti pris »

Israël s'est retiré de l'Unesco en 2017, l'accusant de parti pris anti-israélien, une décision suivant le retrait américain de cette institution

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors de la réunion hebdomadaire de son cabinet à Jérusalem le 16 septembre 2018. (Crédit : Sebastian Scheiner/AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors de la réunion hebdomadaire de son cabinet à Jérusalem le 16 septembre 2018. (Crédit : Sebastian Scheiner/AFP)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a décliné mercredi une invitation à une conférence sur l’antisémitisme organisée par l’Unesco à New York, en raison du « parti pris persistant » de cette organisation contre Israël, selon son bureau.

M. Netanyahu se trouve actuellement à New York pour assister à l’Assemblée générale des Nations unies.

Israël s’est retiré de l’Unesco en 2017, l’accusant de parti pris anti-israélien, une décision suivant le retrait américain de cette institution.

« Avec le retrait de l’Unesco en 2017, Israël et les Etats-Unis ont clairement affirmé que l’antisémitisme de l’Unesco ne pouvait plus être toléré », a affirmé M. Netanyahu selon un communiqué de son bureau, dont le contenu suit ci-après.

« Tout en saluant tous les efforts destinés à lutter contre l’antisémitisme, j’ai décidé de ne pas participer à la conférence de l’UNESCO sur l’antisémitisme qui a eu lieu cette semaine en raison des préjugés persistants et flagrants de l’organisation contre Israël.

Depuis 2009, l’UNESCO a adopté 71 résolutions condamnant Israël et seulement deux résolutions condamnant tous les autres pays réunis. C’est tout simplement scandaleux.

La marque de l’antisémitisme distinguait autrefois le peuple juif de la calomnie et de la condamnation. La marque de l’antisémitisme d’aujourd’hui est celle de la diffamation et de la condamnation de l’État juif.

Si l’UNESCO veut supprimer cette marque de honte, elle doit faire plus que d’accueillir une conférence sur l’antisémitisme. Elle doit cesser de pratiquer l’antisémitisme.

Et elle doit mettre un terme à l’absurdité des résolutions qui nient le lien entre le peuple juif et la terre d’Israël, entre le peuple juif et notre capitale éternelle, Jérusalem.

Peu importe ce que l’UNESCO dit, le mur Occidental n’est pas un territoire palestinien occupé et le Tombeau des Patriarches – le lieu de sépulture d’Abraham et Sara, Isaac et Rebecca, Jacob et Leah – n’est pas un site du patrimoine palestinien.

En se retirant de l’UNESCO en 2017, Israël et les États-Unis ont clairement déclaré que l’antisémitisme de l’UNESCO ne serait plus toléré.

Quand l’Unesco mettra fin à son parti pris anti-israélien, cessera de nier l’histoire et commencera à se battre pour la vérité, Israël se fera un honneur de la rejoindre mais en attendant, Israël luttera contre l’antisémitisme à l’Unesco et partout ailleurs.

Jusque-là, Israël luttera contre l’antisémitisme à l’UNESCO et partout ailleurs. »

A New York, Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO, n’a pas réagi directement aux propos du Premier ministre israélien.

Audrey Azoulay, ancienne ministre française de la Culture et nouvelle directrice de l’UNESCO, en conférence de presse suite à son élection, au siège de l’UNESCO à Paris, le 13 octobre 2017. (Crédit : Thomas Samson/AFP)

« Le racisme et l’antisémitisme sont des fléaux qui nous concernent tous et qui nécessitent une mobilisation collective », a-t-elle dit, en justifiant la tenue de la réunion.

« La lutte contre le racisme et l’antisémitisme par l’éducation fait partie de l’ADN de l’UNESCO », a-t-elle aussi assuré.

« C’est une responsabilité collective à laquelle nul ne doit se soustraire, qui ne doit pas être instrumentalisée et qui nécessite que nous soyons tous unis », a enfin réclamé Audrey Azoulay.

L’Unesco avait provoqué la fureur israélienne en juillet 2017 en inscrivant la Vieille Ville de Hébron sur la liste du patrimoine mondial en danger et en caractérisant Hébron, qui héberge le Tombeau des Patriarches, en Cisjordanie, comme ville islamique, alors que les juifs, dont quelques centaines y vivent aujourd’hui retranchés au milieu de 200 000 Palestiniens, y revendiquent une présence de 4 000 ans.

En 2011, l’Unesco avait décidé de l’admission de la Palestine comme membre à part entière de l’institution.

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