Netanyahu envoie ses condoléances au peuple tchadien après la mort d’Idriss Déby
Rechercher

Netanyahu envoie ses condoléances au peuple tchadien après la mort d’Idriss Déby

Les liens entre les deux pays avaient été interrompus il y a 47 ans, en 1972, sous la pression du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi

Le Premier ministre  Benjamin Netanyahu, (à droite), et le président du Tchad  Idriss Déby au palais présidentiel de N'Djamena, au Tchad, le 20 janvier 2018. (Crédit : Kobi Gideo/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, (à droite), et le président du Tchad Idriss Déby au palais présidentiel de N'Djamena, au Tchad, le 20 janvier 2018. (Crédit : Kobi Gideo/GPO)

« J’adresse mes plus sincères condoléances au peuple tchadien après le décès du président Idriss Déby. Nous regretterons son leadership audacieux et nous nous souviendrons toujours de sa décision historique de renouveler les relations du Tchad avec Israël, » a tweeté le Premier ministre Benjamin Netanyahu mardi.

Netanyahu avait annoncé la reprise de relations diplomatiques avec le Tchad en janvier 2019, lors d’une visite à N’Djamena au cours de laquelle il avait rencontré le président Déby. Les liens entre les deux pays avaient été interrompus il y a 47 ans, en 1972, sous la pression du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

Netanyahu avait à l’époque défini sa visite, la toute première d’un Premier ministre israélien au Tchad, comme « une percée au cœur du monde musulman ».

Le Tchad compte une population de 15 millions d’habitants, dont 52 % de musulmans et 43 % de chrétiens. Le pays, l’un des plus pauvres du monde, ne fait pas partie de la Ligue arabe mais est un Etat membre de l’Organisation de la conférence islamique (OCI).

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu est accueilli par le président tchadien Idriss Déby au palais présidentiel à N’Djamena, le 20 janvier 2019. (Koby Gideon/GPO)

Après avoir écarté par l’intimidation ou la violence quelques rares ténors d’une opposition divisée, le maréchal Déby avait été proclamé lundi soir – l’annonce de sa blessure n’avait pas encore été rendue publique – vainqueur de la présidentielle du 11 avril pour un sixième mandat, avec 79,32% des voix, une annonce en avance sur le programme prévu.

Ce militaire de carrière, puis rebelle qui s’était emparé par les armes du pouvoir en 1990, n’avait de cesse de se présenter, souvent en battle-dress, comme un « guerrier ». Il a été grièvement blessé en allant diriger lui-même, à 68 ans, les combats contre une colonne de rebelles infiltrés depuis la Libye.

Le maréchal Déby « a pris la tête des opérations lors du combat héroïque mené contre les hordes terroristes venues de la Libye. Il a été blessé au cours des accrochages et a rendu l’âme une fois rapatrié à N’Djamena » : mardi, un porte-parole annonçait la nouvelle à la télévision d’Etat.

La mort du président Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis 30 ans et partenaire-clé des Occidentaux contre les jihadistes au Sahel, ouvre une période d’incertitude au Tchad où les rebelles ont promis de marcher sur la capitale N’Djamena.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...