Netanyahu invite le président bolivien à effectuer une visite en Israël
Les deux pays viennent de rétablir leurs relations rompues pendant la guerre à Gaza ; Paz dit se réjouir d’une visite prochaine pour renforcer l’amitié entre les deux peuples

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est entretenu mercredi soir par téléphone avec le président bolivien Rodrigo Paz et l’a invité à se rendre en Israël, a annoncé le cabinet du Premier ministre dans un communiqué, au lendemain du rétablissement des relations diplomatiques entre Israël et la Bolivie après une rupture liée notamment à la guerre à Gaza.
Les « deux dirigeants ont convenu de la nécessité de renforcer la coopération dans plusieurs domaines, avec un accent particulier sur la sécurité, ainsi que de rétablir le flux important de touristes israéliens qui visitent les paysages naturels et les cultures riches de la Bolivie », indique le communiqué.
Le Premier ministre « a invité le président bolivien à se rendre en Israël, et Paz a répondu qu’il « se réjouissait de venir prochainement dans le pays et de consolider l’amitié entre les deux peuples », conclut le communiqué.
Israël et la Bolivie avaient rétabli la veille leurs relations diplomatiques.
« Nous terminons aujourd’hui le chapitre long et inutile de la séparation entre nos deux nations amies », avait déclaré le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar à son homologue bolivien Fernando Aramayo lors de l’événement, célébré à la résidence de Yechiel Leiter, l’ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis.
M. Saar a rappelé qu’il s’était entretenu avec le nouveau président bolivien de centre-droit dès le lendemain de son élection début octobre.
Investi en novembre, M. Paz avait rapidement décidé de normaliser les relations avec Israël, rompues en 2023 par son prédécesseur de gauche Luis Arce pour protester contre la guerre de représailles lancée à Gaza après l’attaque sans précédent du Hamas palestinien en Israël le 7-Octobre.
M. Paz a également renoué avec Washington, avec qui le président socialiste bolivien Evo Morales avait rompu en 2008.
« Nous nous sentons très proches du peuple israélien car nous partageons de nombreux défis », a déclaré le chef de la diplomatie bolivienne Fernando Armayo lors de la cérémonie. « Nous sommes conscients du long chemin qui nous attend et des défis que nous allons devoir relever », a-t-il ajouté.
La Bolivie avait été le premier pays d’Amérique latine à rompre avec Israël, qui avait qualifié cette décision de « capitulation devant le terrorisme ».
La Bolivie s’était également jointe en octobre 2024 à la procédure contre Israël devant la Cour internationale de justice (CIJ) intentée par l’Afrique du Sud, pour violation de la Convention de l’ONU sur le génocide.
Le nouveau gouvernement bolivien a également levé les obligations de visa pour les touristes israéliens et américains.







