Netanyahu : la défaite forcée du lutteur iranien illustre parfaitement l’hostilité de Téhéran
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Netanyahu : la défaite forcée du lutteur iranien illustre parfaitement l’hostilité de Téhéran

Le Premier ministre a compati avec le lutteur Alirez Karimi-Mashiani, qui a dû jeter l'éponge et abandonner ses rêves sportifs, uniquement pour éviter d'affronter un athlète israélien

Benjamin Netanyahu, le 27 novembre 2017 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Benjamin Netanyahu, le 27 novembre 2017 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré lundi que l’incident au cours duquel un entraîneur iranien a forcé son lutteur à perdre pour ne pas affronter un sportif israélien résume parfaitement l’hostilité du régime à l’encontre de l’État hébreu.

« Fermez les yeux et pensez à Alireza un instant. Il s’est entraîné pendant des heures et des heures, il a rêvé de devenir champion du monde. Mais le régime iranien préfère voir ses athlètes perdre que de les voir rivaliser avec des Israéliens », a déclaré Netanyahu dans une vidéo diffusée sur la page Facebook officielle du Premier ministre israélien.

La semaine dernière, le lutteur Alireza Karimi-Mashiani a été contraint, sur ordre de son entraineur, de quitter le tournoi, parce qu’il se serait retrouvé face à l’Israélien Uri Kalashnikov dans la deuxième manche.

Netanyahu a appelé le peuple iranien à cultiver la coexistence à travers les sports et à se filmer face à des concurrents d’autres nationalités, religions et couleurs, afin de montrer au régime que « haïr autrui ne fera jamais de vous un champion ».

L’iranien Alireza Karimi face au russe Alikhan Zhabrailov, lors du championnat du monde de lutte, le 27 novembre 2017. (Crédit : capture d’écran YouTube)

La République islamique d’Iran ne reconnaît pas Israël, qu’elle qualifie de « Grand Satan » au même titre que les États-Unis, et interdit à ses sportifs de disputer des compétitions contre des joueurs ou des équipes de l’État hébreu.

L’Iran avait officiellement rendu hommage au lutteur, pour son « action noble et héroïque » par le gouvernement, qui le considère comme « source de fierté et de louange ». La fédération nationale de lutte l’a qualifié de « héros » et a vanté son « sacrifice »..

Le Premier ministre a également déclaré qu’il était intolérable qu’un pays en boycotte un autre dans le domaine des sports. « Imaginez simplement qu’un gouvernement interdise à ses athlètes de jouer contre des Noirs, des gays ou des arabes », a-t-il dit.

Le lutteur a lui-même admis qu’il avait reçu l’ordre d’abandonner, et qu’il n’en était pas très content. « Pendant un moment, mon monde semblait s’écrouler », a-t-il dit.

Karimi-Mashiani a expliqué qu’il gagnait face au Russe Alikhan Zhabrailov, quand son entraîneur lui a demandé de perdre. « J’ai essayé pendant des mois de remporter la médaille d’or », a-t-il dit. « Obtenir une médaille d’or est notre seul bonheur. »

La défaite de Karimi-Mashiani a eu lieu dans la ville polonaise de Bydgoszcz où se déroulait le championnat du monde de lutte des moins de 23 ans.

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