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Netanyahu : La passivité encourage les agressions de l’Iran dans la région

L'Iran a dépensé 16 milliards de dollars pour ses milices en Irak et en Syrie, a déclaré l'envoyé américain pour l'Iran

Brian Hook, le représentant spécial du Département d'État américain pour l'Iran, témoigne lors d'une audition de la commission sénatoriale des relations étrangères sur la politique américaine envers l'Iran, le 16 octobre 2019, à Washington. (Tasos Katopodis/Getty Images/AFP)
Brian Hook, le représentant spécial du Département d'État américain pour l'Iran, témoigne lors d'une audition de la commission sénatoriale des relations étrangères sur la politique américaine envers l'Iran, le 16 octobre 2019, à Washington. (Tasos Katopodis/Getty Images/AFP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a estimé que l’Iran devient de plus en plus effronté, car personne n’a réagi à ses agressions dans la région.

S’exprimant lors d’une cérémonie de remise des diplômes aux officiers de l’armée israélienne, le Premier ministre a déclaré qu’Israël n’hésiterait pas à réagir « durement » à toute attaque lancée par la République islamique.

« La région autour de nous est turbulente et orageuse. Les menaces surgissent dans tous les coins du monde – en Syrie, au Liban, dans la bande de Gaza, mais aussi en Irak, au Yémen et directement en Iran », a expliqué Netanyahu. « Les forces iraniennes et pro-iraniennes travaillent sans relâche pour s’armer. »

« L’impudence de l’Iran augmente parce qu’il n’y a pas de réponse, mais Israël ne tendra pas l’autre joue… nous n’hésiterons pas à porter un dur coup à quiconque essaiera de nous faire du mal. »

L’envoyé américain pour l’Iran a déclaré jeudi que Téhéran a financé des milices en Syrie et en Irak à hauteur de 16 milliards de dollars.

Le représentant spécial du Département d’État américain pour l’Iran, M. Brian Hook, qui a fait ces commentaires lors d’un entretien avec le radiodiffuseur saoudien Al Arabiya, n’a pas précisé sur quelle période l’argent avait été envoyé.

L’Iran a des liens de longue date avec un certain nombre de groupes chiites armés en Irak et a été l’un des principaux bailleurs de fonds des Unités de mobilisation populaire [Hachd al-Chaabi], un groupe paramilitaire qui a combattu l’organisation djihadiste de l’État islamique.

En Syrie, l’Iran soutient les milices qui se battent au nom de son allié, le président syrien Bashar el-Assad, dans la guerre civile de ce pays.

Téhéran soutient également d’autres factions armées telles que le groupe terroriste libanais du Hezbollah et les Houthis au Yémen.

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