Netanyahu : L’Autriche a l’intention de changer ses habitudes de vote à l’ONU
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Netanyahu : L’Autriche a l’intention de changer ses habitudes de vote à l’ONU

Après l'arrivée du parti d'extrême-droite au pouvoir, le chancelier autrichien Sebastian Kurz affirme qu'il appuiera la candidature d'Israël au Conseil de Sécurité

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu rencontre le ministre autrichien de l'époque, Sebastian Kurz à Jérusalem, le 16 mai 2016. (Kobi Gideon/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu rencontre le ministre autrichien de l'époque, Sebastian Kurz à Jérusalem, le 16 mai 2016. (Kobi Gideon/GPO)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rencontré le chancelier autrichien Sebastian Kurz en marge de la conférence de Munich sur la sécurité vendredi, au cœur d’un conflit entre les pays à propos de l’entrée du parti d’extrême-droite au gouvernement en décembre.

« J’ai rencontré le chancelier Sebastian Kurz à sa demande », a dit Netanyahu dans une brève déclaration. « Il m’a parlé des différentes mesures qu’ils prennent contre l’antisémitisme et en faveur d’Israël. »

M. Netanyahu a ajouté que Kurz « veut changer les habitudes de vote de l’Autriche à l’ONU et qu’il a l’intention de soutenir la candidature d’Israël au Conseil de sécurité ».

Israël a déclaré qu’il avait l’intention de présenter sa candidature au Conseil de Sécurité, mais qu’il devra être approuvé par les deux tiers des 193 membres de l’Assemblée générale. Cet organe comprend les 120 membres du Mouvement des pays non alignés, dont beaucoup chercheront probablement à empêcher Israël de siéger au Conseil.

Netanyahu a qualifié la réunion de « très amicale » et a dit que Kurz « s’est prononcé sur ce sujet ».

L’arrivée au pouvoir du Parti de la liberté en décembre a conduit Israël à dire qu’il n’aurait pas de contact direct avec les ministres du FPÖ, y compris avec la ministre des Affaires étrangères Karin Kneissl, qui a été nommée par le parti même si elle n’est pas elle-même membre.

Karin Kneissl, ministre autrichienne des Affaires étrangères, donne une conférence de presse à la suite d’une rencontre avec son homologue italien le 16 janvier 2018 à Rome (PHOTO AFP / TIZIANA FABI)

Les dirigeants juifs autrichiens ont également bannis le parti d’extrême droite.

Le vice-chancelier Heinz-Christian Strache, chef du FPÖ, a déclaré qu’il espérait éventuellement annuler l’interdiction des contacts décrétée par le ministère israélien des Affaires étrangères, bien qu’il « respecte pleinement » la décision de Jérusalem.

« Nous nous efforçons d’établir un contact honnête, durable et amical avec Israël », a-t-il déclaré. « Je respecte pleinement cette décision. Notre tâche sera de faire du bon travail chez nous et de convaincre à l’étranger. Je suis optimiste sur le fait que nous dissiperons toutes les inquiétudes. »

Un député israélien a qualifié d' »absurde » le boycott du ministre des Affaires étrangères autrichien après sa rencontre avec Strache.

Yehuda Glick, de l’aile droite du Likud au pouvoir en Israël, a déclaré : « Beaucoup de préjugés ont été exprimés sur Mme Kneissl elle-même et sur le Parti de la liberté ».

Israël a suspendu ses relations avec l’Autriche lorsque le FPÖ est entré pour la première fois au gouvernement en 2000, et a finalement normalisé à nouveau ses relations en 2003.

Strache, 48 ans, a cherché à améliorer l’image du parti et a visité Israël à plusieurs reprises, la dernière fois en avril 2016, lorsqu’il a rencontré des membres du Likud de Netanyahu.

(De gauche à droite) Johann Gudenus, chef du groupe parlementaire du Parti de la liberté autrichien (FPO), Yehuda Glick (Likud) et Karin Kneissl, ministre autrichienne des Affaires étrangères, s’entretiennent avec la presse le 13 février 2018 à Vienne , L’Autriche. (Crédit : AFP / APA / HERBERT PFARRHOFER / Autriche OUT)

L’AFP a contribué à cet article.

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