Netanyahu : le monde doit pousser à un « meilleur accord » avec l’Iran
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a averti la communauté internationale sur les risques d'un 'mauvais accord'
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a appelé mercredi la communauté internationale à « insister pour obtenir un meilleur accord » avec l’Iran sur son programme nucléaire, après une semaine de discussions marathon à Lausanne (Suisse).
« C’est maintenant que la communauté internationale doit insister pour obtenir un meilleur accord », a déclaré Netanyahu, en avertissant que « les concessions faites à l’Iran » à Lausanne risquaient de déboucher sur « un mauvais accord qui mettrait en danger Israël, le Moyen-Orient et la paix dans le monde ».
« Un meilleur accord ferait reculer de façon significative les infrastructures nucléaires de l’Iran, un meilleur accord conditionnerait l’éventuelle levée des restrictions sur le programme nucléaire iranien à un changement de comportement de l’Iran », a-t-il ajouté.
« L’Iran doit cesser son agression dans la région, son terrorisme à travers le monde et ses menaces d’éradiquer Israël », a encore poursuivi le dirigeant israélien.
« Cela devrait être non-négociable et cela devrait être l’accord pour lequel les grandes puissances devraient pousser ».
Le chef des négociateurs iraniens a fait état mercredi de « problèmes » persistants et rejeté l’idée d’un accord sans « un cadre pour la levée de toutes les sanctions » imposées à Téhéran, en citant les sanctions, la recherche et le développement comme étant les principales pierres d’achoppement.
Selon Paris, les négociations ont « avancé, mais pas encore suffisamment » pour conclure un accord.
L’objectif de l’accord est de s’assurer que l’Iran, dont le programme nucléaire inquiète la communauté internationale depuis le début des années 2000, ne cherchera pas à se doter de la bombe atomique, en échange d’une levée des sanctions qui étranglent son économie.
Des « problèmes » persistent dans les discussions, selon le négociateur iranien
Le secrétaire d’Etat américain John Kerry et le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, ont commencé mercredi une rencontre bilatérale pour tenter de débloquer les négociations nucléaires iraniennes, a annoncé un responsable américain
Les deux hommes, engagés personnellement dans ces négociations, sont à Lausanne depuis sept jours pour d’intenses négociations pour trouver un compromis historique sur le dossier nucléaire iranien alors que des « questions importantes » continuent d’empêcher d’arriver à un accord.
« On ne peut avoir un accord global tant qu’on n’aura pas résolu tous les problèmes », a déclaré Abbas Araghchi dans une interview en direct à la télévision officielle depuis Lausanne (Suisse), où se déroulent les négociations.
Il a cité les sanctions, la recherche et le développement comme étant les principales pierres d’achoppement.
Selon lui, un communiqué conjoint sur les progrès réalisés ces derniers jours dans les négociations devait être publié dans la journée à Lausanne.
M. Araghchi a précisé que la rédaction de détails clés sur certaines questions devant servir de fondement à un accord avait commencé, affirmant toutefois que l’Iran n’allait pas se précipiter pour la conclusion d’un accord.
« Nous n’allons pas nous laisser entraver par le temps », a-t-il dit. « Le temps est important pour nous mais le contenu des négociations et nos exigences sont plus importants ».
Parmi les questions non résolues, il a cité celle de l’utilisation dans l’avenir de centrifugeuses plus puissantes et plus modernes.
« Les sanctions sont une des questions clés et concernant le programme nucléaire iranien, le sujet de la recherche et du développement est une autre question clé sur laquelle nous insistons ».
« Évidemment, notre (programme) de recherche et développement de centrifugeuses modernes doit se poursuivre », a-t-il insisté.
Alors que le sort des discussions en vue d’un accord reste incertain, M. Araghchi a assuré que le départ de Lausanne des ministres des Affaires étrangères chinois, français et russe n’était pas lié aux négociations.
« Ils avaient d’autres engagements », a-t-il assuré. « Les pourparlers dureront le temps qu’il faudra ».