Netanyahu presse la Roumanie de transférer son ambassade à Jérusalem
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Netanyahu presse la Roumanie de transférer son ambassade à Jérusalem

Le président roumain Klaus Iohannis s'oppose au souhait du gouvernement d'emboîter le pas aux Etats-Unis sur le transfert de l'ambassade à Jérusalem

La Première ministre roumaine Viorica Dăncilă et le Premier ministre israélien   Benjamin Netanyahu se rencontrent à Jérusalem, le 18 janvier 2019. (Crédit :  Amos Ben-Gershom/GPO)
La Première ministre roumaine Viorica Dăncilă et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se rencontrent à Jérusalem, le 18 janvier 2019. (Crédit : Amos Ben-Gershom/GPO)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a de nouveau appelé vendredi son homologue roumaine Viorica Dancila, dont le pays assure la présidence tournante de l’Union européenne, à transférer l’ambassade de son pays à Jérusalem.

« J’espère que vous interviendrez pour stopper les résolutions néfastes contre Israël au sein de l’UE et, bien sûr, pour transférer votre ambassade et d’autres ambassades à Jérusalem. Nous vous attendons à Jérusalem », a dit Netanyahu à Dancila à l’occasion d’une rencontre à Jérusalem, selon un communiqué de ses services.

Les deux dirigeants ont discuté « des actes d’agression de l’Iran dans la région et de ses efforts pour prendre pied militairement en Syrie », voisine d’Israël, selon le communiqué.

Netanyahu a également affirmé « qu’en agissant contre le terrorisme, Israël se défend non seulement lui-même, mais défend également l’Europe ».

La Roumanie assure la présidence de l’UE depuis le 1er janvier.

Lors d’une précédente visite en Israël en avril 2018, Dancila avait affirmé qu’elle souhaitait le transfert de l’ambassade de son pays à Jérusalem, mais qu’elle ne disposait pas d’assez de soutien en Roumanie pour une telle initiative.

Le président roumain Klaus Iohannis s’oppose au souhait du gouvernement d’emboîter le pas aux Etats-Unis sur le transfert de l’ambassade à Jérusalem.

Le statut de Jérusalem est l’une des questions les plus épineuses en vue d’un règlement du conflit israélo-palestinien. L’ONU considère que cette question doit faire l’objet d’un accord entre Israéliens et Palestiniens, et qu’en attendant les capitales ne doivent pas établir à Jérusalem leur représentation diplomatique en Israël.

Seul pays de l’ancien bloc communiste à avoir maintenu des relations diplomatiques avec Israël après la guerre des Six Jours en 1967, la Roumanie du dictateur Nicolae Ceausescu entretenait également des rapports étroits avec l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).

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