Netanyahu rejette les appels à modifier la loi sur l’Etat-nation
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Netanyahu rejette les appels à modifier la loi sur l’Etat-nation

"La loi ne diminue les droits individuels de personne", a indiqué le Premier ministre israélien aux leaders druzes

Des soldats druzes de l'armée israélienne du bataillon 299 avec le drapeau druze (Autorisation/IDF Flickr)
Des soldats druzes de l'armée israélienne du bataillon 299 avec le drapeau druze (Autorisation/IDF Flickr)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rencontré dimanche des chefs druzes des conseils régionaux pour discuter de la loi de l’Etat-nation dans un complexe de controverse autour de la législation.

Ont également participé à la réunion le ministre du Tourisme Yariv Levin et le ministre des Communications Ayoub Kara, membre du parti du Likud au pouvoir et seul membre druze du cabinet.

Netanyahu a répété qu’il était opposé à tout changement de la loi qui définit Israël comme l’Etat-nation du peuple juif.

« Il y a des tentatives incessantes de défaire la définition de l’Etat d’Israël en tant qu’Etat-nation du peuple juif. Nous avons adopté la loi sur l’Etat-nation afin de garantir qu’Israël restera l’Etat-nation de notre peuple – c’est l’objectif même de l’existence de l’Etat », aurait dit le Premier ministre selon un communiqué émis par son bureau.

« La loi ne diminue les droits individuels de personne », a-t-il ajouté.

« Il n’y a rien dans la loi qui contrevienne à vos droits comme citoyens égaux au sein de l’Etat d’Israël, et il n’y a rien qui porte atteinte au statut spécial de la communauté druze en Israël », a assuré M. Netanyahu aux responsables de conseils de localité druzes.

Reconnaissant les « sentiments sincères » de la communauté druze, Netanyahu a fait savoir que son chef de cabinet, Yoav Horowitz sera à la tête d’une équipe chargée de présenter des recommandations sur la manière de « renforcer les liens importants entre nous ».

Vendredi, M. Netanyahu avait rencontré le dirigeant spirituel de cette communauté, cheikh Mouafak Tarif, et un général druze à la retraite.

Cette loi, adoptée le 19 juillet par le Parlement israélien avec le soutien de M. Netanyahu, déclare que l’établissement de « localités juives relève de l’intérêt national » et confère aux juifs le droit « unique » à l’autodétermination en Israël.

Lors du conseil des ministres, M. Netanyahu a affirmé que l’égalité pour les non-juifs était assurée par des lois votées précédemment qui définissent Israël comme un Etat démocratique.

« Mais nous n’avions jamais déterminé les droits nationaux du peuple juif sur sa terre dans le cadre d’une loi fondamentale », a affirmé le Premier ministre, selon un communiqué de son bureau.

Cette loi controversée fait partie des lois fondamentales qui font office de Constitution en Israël.

Le texte a suscité une vague de critiques. Le député arabe d’opposition Zouheir Bahloul a annoncé samedi sa démission pour la dénoncer.

Des centaines d’écrivains et d’artistes ont signé une pétition appelant le Premier ministre, son gouvernement et les membres de sa coalition à « cesser de s’en prendre aux minorités » et à annuler cette loi.

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