Netanyahu remercie l’OTAN pour l’ouverture d’une mission israélienne
Rechercher

Netanyahu remercie l’OTAN pour l’ouverture d’une mission israélienne

L'Otan ne rejoindra pas la coalition anti-EI, mais envisage un soutien "de niche"

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant la cérémonie de commémoration officielle du Jour du Souvenir au cimetière militaire du mont Herzl, à Jérusalem, le 11 mai 2016. (Crédit : Kobi Gideon)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant la cérémonie de commémoration officielle du Jour du Souvenir au cimetière militaire du mont Herzl, à Jérusalem, le 11 mai 2016. (Crédit : Kobi Gideon)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est entretenu mardi soir avec le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, l’a remercié pour la proposition d’ouvrir une mission israélienne au siège de l’Otan, à Bruxelles, et a accepté l’invitation au nom d’Israël.

Netanyahu a déclaré qu’Israël et l’Otan augmenteraient la coopération contre les éléments terroristes au Moyen Orient et les menaces communes. Il a également invité Stoltenberg en Israël.

D’autre part, l’Otan n’envisage pas de rejoindre formellement la coalition contre l’Etat islamique en Irak et en Syrie conduite par les Etats-Unis, même si une coopération « pratique », de « niche », est envisagée, a indiqué mercredi l’ambassadeur américain auprès de l’Alliance.

« Nous sommes d’accord pour ne pas entrer dans l’exercice visant à définir si nous sommes formellement un membre de la coalition ou non, et pour simplement dépasser cette question afin de poser une question plus pratique », a déclaré l’ambassadeur Douglas Lute lors d’une conférence de presse au siège de l’Otan à Bruxelles.

Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'OTAN, en 2010 (Crédit : Magnus Fröderberg/CC BY 2.5/Wikimedia commons)
Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’OTAN, en 2010 (Crédit : Magnus Fröderberg/CC BY 2.5/Wikimedia commons)

Réunis jeudi et vendredi à Bruxelles, les 28 ministres des Affaires étrangères de l’Otan vont étudier « s’il y a des moyens […] pour un soutien capacitaire et d’autres capacités [militaires] de niche pour contribuer » à la coalition, a expliqué Douglas Lute.

L’une des options sur la table serait d’intensifier la formation d’officiers irakiens, actuellement proposée par l’Otan en Jordanie. « Nous avons reçu une requête du Premier ministre [irakien] al-Abadi pour étendre notre mission d’entraînement à l’Irak lui-même », a expliqué Stoltenberg à la presse.

Fin avril en Allemagne, le président américain Barack Obama avait dit avoir « besoin d’une Europe forte qui porte sa part du fardeau » de la coalition anti-EI, appelant les Européens et l’Otan à « en faire plus », notamment en ce qui concerne la campagne aérienne en Syrie et en Irak.

Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter s'adresse à la réunion des ministres de la Défense au siège de l'OTAN au Conseil de l'Atlantique Nord (NAC) à Bruxelles, le 11 février 2016 (Crédit : AFP / THIERRY CHARLIER)
Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter s’adresse à la réunion des ministres de la Défense au siège de l’OTAN au Conseil de l’Atlantique Nord (NAC) à Bruxelles, le 11 février 2016 (Crédit : AFP / THIERRY CHARLIER)

Lors d’une réunion à Bruxelles en février dernier, le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter avait déclaré que les 28 pays membres, qui participent tous individuellement à la coalition, « exploraient la possibilité » que l’Alliance en devienne à son tour « un membre à part entière ».

Lute a par ailleurs évoqué mercredi des missions de formation ou de soutien au secteur de la défense et à la réforme de l’armée en Libye ou en Tunisie.

Les avions de surveillance Awacs dont dispose l’Otan pourraient également contribuer à récolter des informations sur ce qui se passe dans le ciel syrien et irakien, même s’ils ne volent qu’en territoire turc, a expliqué une source diplomatique.

Lute a précisé qu’à ce stade, la coalition anti-EI n’avait pas besoin que ces Awacs de l’Otan soient déployés dans les espaces aériens de la Syrie et de l’Irak, une perspective qui suscitait de fortes réserves dans certaines capitales européennes.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...