Netanyahu remercie Obama de son soutien à Israël
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Netanyahu remercie Obama de son soutien à Israël

Netanyahu a appelé Kerry pour exprimer sa gratitude après le rejet des Etats-Unis d’un document du TNP fixant une date limite pour la conférence sur les armes nucléaires au Moyen Orient

Poignée de main entre Barack Obama et Benjamin Netanyahu lors d'une rencontre à la Maison Blanche, le 3 mars 2014. (Crédit photo: Saul Loeb/AFP)
Poignée de main entre Barack Obama et Benjamin Netanyahu lors d'une rencontre à la Maison Blanche, le 3 mars 2014. (Crédit photo: Saul Loeb/AFP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a remercié le président américain Barack Obama samedi d’avoir bloqué une résolution des Nations unies visant à forcer Israël à se débarasser de ses capacités nucléaires en vue d’un Moyen Orient sans armes nucléaires.

Netanyahu a parlé avec le Secrétaire d’Etat John Kerry et lui a demandé de transmettre sa gratitude à Obama pour la position que les Etats-Unis ont prise à la conférence des Nations unies sur le Traité de Non-prolifération à New York.

Les Etats-Unis ont rejeté tard vendredi le document final de la rencontre à New York, tout comme le Royaume-Uni et le Canada.

Israël ne fait pas partie du traité et n’a jamais reconnu publiquement ce qui est largement considéré être un programme d’armes nucléaires très important.

La rencontre des Nations unies avait été fixée pour organiser une conférence avant mars prochain et nommer un émissaire spécial qui aurait pu forcer Israël à reconnaître son programme d’armes nucléaires.

Netanyahu, qui avait été en contact avec les Etats-Unis au cours de la rencontre aux Nations Unies, a également remercié la Grande Bretagne et le Canada pour leur opposition au document final, a annoncé le Bureau du Premier ministre dans une déclaration.

La décision des Etats-Unis à la conférence des Nations unies vendredi est intervenue quelques heures après qu’Obama ait déclaré dans un discours à une synagogue de Washington DC que les Etats-Unis se tiendraient toujours aux côtés d’Israël.

Obama a promis : « Notre partenariat stratégique avec Israël continuera quoi qu’il arrive dans les jours ou les années à venir. C’est pourquoi le peuple d’Israël doit toujours savoir que l’Amérique le soutient et que l’Amérique le soutiendra toujours ».

Le document final rejeté devait appeler le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, à organiser une conférence sur un Moyen-Orient sans armes nucléaires au plus tard en mars 2016, qu’Israël et ses voisins soient d’accord ou non avec le programme.

Puisque l’adoption du document final nécessitait un consensus, le rejet par les Etats-Unis, soutenus par la Grande Bretagne et le Canada, signifie que le projet entier pour un désarmement nucléaire mondial et la non-prolifération pour les cinq prochaines années a été bloqué après quatre semaines de négociations.

La prochaine préparation de conférence est prévue pour 2020.

Les termes sur le document final étaient « incompatibles avec nos politiques à long terme, » a déclaré Rose Gottemoeller, la sous-secrétaire américaine pour le contrôle des armes et la sécurité internationale.
Elle a mentionné l’Egypte comme étant l’un des pays « ne voulant pas oublier ces conditions irréalistes et inexploitables ».

L’Egypte a ensuite déclaré être extrêmement déçue et a averti : « Cela aura des conséquences dans le monde et l’opinion publique arabe ».

L’Iran, s’exprimant pour un groupe de plus de 100 pays principalement en voie de développement, a déclaré être surpris de voir les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Canada vouloir bloquer le document entier en défense d’un pays qui, selon l’Iran, a mis en danger la région en refusant des dispositifs de sécurité pour son programme nucléaire.

Israël a fortement critiqué les efforts actuels des puissances mondiales de négocier un accord avec l’Iran sur son programme nucléaire que l’Iran prétend être uniquement conçu à des fins pacifiques.

Gottemoeller a également souligné que le mandat de 2010 pour tenir une conférence sur le Moyen Orient sans armes nucléaires a maintenant effectivement expiré. Le chef de la délégation russe, Mikhaïl Ulianov a noté le revers en déclarant que c’était « une honte qu’une telle opportunité pour un dialogue soit manquée, peut-être pour beaucoup de temps ».

Israël avait été préoccupé que l’administration américaine pourrait ne pas bloquer les nouveaux efforts d’une conférence pour forcer Israël à se débarrasser de ses armes nucléaires. Les officiels de l’administration avaient pourtant insisté que les Etats-Unis tiendraient fermement.

Les Etats-Unis ont envoyé un officiel de haut rang en Israël pour discuter le sujet ces derniers jours. Jeudi, le Département d’Etat a confirmé que Thomas Countryman, l’assistant du secrétaire d’Etat pour la sécurité internationale et la non-prolifération, était en Israël pour discuter de la question TNP.

Un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a refusé de commenter la visite de Countryman expliquant qu’il s’agissait d’un sujet « très sensible ». D’autres officiels ont également refusé de commenter.

Lors d’une précédente conférence, en 2010, à la grande déception d’Israël, l’administration Obama avait signé le document final qui appelait à une conférence pour que tous les états du Moyen Orient se dirigent vers une proposition datant de 1995 pour un Moyen Orient sans armes nucléaires et qui incitait Israël à signer le traité NPT et à placer « toutes ses installations nucléaires sous contrôle global de l’AIEA (Agence Internationale d’Energie Atomique) ».

Obama et son conseiller en sécurité nationale de l’époque James Jones avaient pourtant ensuite dénoncé les efforts d’isoler Israël.

Deux sources internes, s’exprimant au Times of Israël à condition de conserver leur anonymat, avait soulevé des préoccupations plus tôt cette semaine que les Etats-Unis pourraient bien se rétracter de leur promesse de 2010 de s’assurer que la sécurité d’Israël ne serait pas mise en danger sur cette question.

L’une des sources avait déclaré qu’il y avait des préoccupations que les Etats-Unis pourraient prendre une position qui romprait cette promesse. L’autre avait déclaré qu’il « semble possible qu’il y ait du changement là-dessus ».

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