Netanyahu remercie Trump pour son soutien à Israël
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Netanyahu remercie Trump pour son soutien à Israël

Trump a promis de reconnaître Jérusalem comme capitale indivisible d'Israël s'il était élu président ; Le Premier ministre doit s'entretenir avec Hillary Clinton

Le candidat républicain à l'élection présidentielle américaine Donald Trump et le Premier ministre Benjamin Netanyahu à New York, le 25 septembre 2016. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)
Le candidat républicain à l'élection présidentielle américaine Donald Trump et le Premier ministre Benjamin Netanyahu à New York, le 25 septembre 2016. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

« Le Premier ministre Netanyahu a présenté à M. Trump la position d’Israël concernant les questions régionales liées à la sécurité d’Israël et à ses efforts pour amener la paix et la stabilité à la région », peut-on lire dans la déclaration du bureau du Premier ministre.

Donald Trump et Benjamin Netanyahu ont abordé « de nombreux sujets importants pour les deux pays ».

Trump a promis de reconnaître Jérusalem comme capitale indivisible d’Israël s’il était élu président. « M. Trump a dit que sous une administration de Trump, il y aura une coopération technologique, militaire et au niveau des renseignements stratégique extraordinaires entre les deux pays. M. Trump a reconnu Israël comme un partenaire essentiel des Etats-Unis dans la guerre mondiale contre le terrorisme islamiste radical ».

« M. Trump et le Premier ministre Netanyahu ont discuté de la longue expérience d’Israël des barrières de sécurité qui l’a aidé à sécuriser ses frontières. »

« M. Trump a reconnu que Jérusalem est la capitale éternelle du peuple juif depuis plus de 3 000 ans, et que les Etats-Unis, sous une administration Trump, accepteront finalement le mandat de longue date du Congrès de reconnaître Jérusalem comme la capitale indivisible de l’Etat d’Israël », a précisé la campagne du candidat républicain dans un communiqué.

M. Trump « a reconnu Israël comme un partenaire essentiel des Etats-Unis dans la guerre mondiale contre le terrorisme islamiste radical. Ils ont discuté longuement de l’accord nucléaire avec l’Iran, de la bataille contre (le groupe) Etat islamique, et de nombreuses autres questions de sécurité régionale ».

« M. Trump a reconnu qu’Israël et ses citoyens ont souffert beaucoup trop longtemps sur les lignes de front du terrorisme islamique. Il s’est dit d’accord avec le Premier ministre Netanyahu que le peuple israélien veut une paix juste et durable avec ses voisins, mais que cette paix ne viendra que lorsque les Palestiniens renonceront à la haine et la violence et accepteront l’Etat d’Israël comme un Etat juif », ajoute aussi le communiqué.

La déclaration indique aussi que Trump et Netanyahu se connaissent depuis de nombreuses années.

Trump avait semblé suggérer plus tôt dans sa campagne qu’il ne soutiendrait pas l’aide militaire à Israël ou à d’autres pays, mais la déclaration semble faire marche arrière sur ce point.

« M. Trump a convenu que l’aide militaire fournie à Israël ainsi que la coopération de défense anti-missile avec Israël sont un excellent investissement pour l’Amérique, » selon la déclaration.

Les photos publiées par le Bureau de Netanyahu montrent les deux hommes se serrant la main et souriant dans la maison dorée de Trump, la Trump Tower.

La rencontre a duré un petit peu plus d’une heure, selon le bureau de Netanyahu. L’ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, Ron Dermer et le gendre de Trump, Jared Kushner, ont également assisté à la réunion.

Netanyahu doit rencontrer Clinton plus tard dans la journée.

Des sources proches de Netanyahu déclarent qu’il rencontre les candidats dans leurs maisons ou leurs bureaux parce qu’il sait qu’ils sont occupés avant le débat prévu pour demain.

La pression monte avant le premier débat Trump-Clinton

La pression montait dimanche aux Etats-Unis avant le premier débat présidentiel entre Donald Trump et Hillary Clinton qui devrait attirer lundi une audience record, tant les personnalités des deux candidats à la Maison Blanche sont aux antipodes.

Il est d’autant plus crucial qu’à six semaines de l’élection du 8 novembre, les sondages restent très serrés. Le dernier en date dimanche, donnait les deux candidats dans la marge d’erreur, avec 46 % des intentions de vote pour Mme Clinton et 44 % pour Donald Trump dans un match à 4 incluant les deux autres petits candidats, et 49 %-47 % si on ne les prend pas en compte (sondage Washington Post/ABC News).

Les deux candidats, que la majorité des Américains n’aiment pas, jouent gros dans ce débat de 90 minutes, organisé à l’université Hofstra près de New York.

La moindre phrase, le moindre dérapage, peuvent avoir de lourdes conséquences, dans une campagne nauséabonde et extrêmement polarisée, où les attaques ont souvent remplacé la substance.

Donald Trump, 70 ans, républicain atypique, show-man populiste et impulsif qui se présente comme un outsider, devra prouver qu’il a l’étoffe d’un président. Il a promis d’être « respectueux » avec son adversaire démocrate, qu’il a surnommée « Hillary la crapule ».

Hillary Clinton, 68 ans, extrêmement expérimentée, ancienne First Lady, ancienne sénatrice et ancienne secrétaire d’Etat, devra mieux connecter avec des électeurs peu enthousiastes qui doutent de son honnêteté.

Petit émoi du week-end, Donald Trump a menacé sur Twitter d’inviter au débat une très ancienne maîtresse de Bill Clinton, Gennifer Flowers, laquelle a fait savoir qu’elle était prête à venir. Mais Kellyanne Conway, la directrice de campagne de Trump a précisé dimanche que Mme Flowers n’avait « pas été invitée par la campagne », tout en ajoutant qu’elle avait « le droit d’être là si quelqu’un d’autre lui donne un billet ».

« Que Donald Trump passe des heures avant ce débat sur ce genre de choses montre quel genre de leader il serait », s’est insurgé sur CNN Robby Mook, le responsable de la campagne de Mme Clinton.

« C’est une star de télé-réalité. Il a beaucoup d’expérience en matière de divertissement. La présidence n’est pas une affaire de divertissement », a-t-il aussi déclaré sur ABC, lors des émissions politiques dominicales.

Jusqu’à 90 millions d’Américains, selon certaines estimations, seront rivés à leur petit écran pour ce premier des trois débats présidentiels.

Mme Clinton, qui a participé à 30 débats politiques depuis 2000, est rompue à l’exercice. Elle est réputée pour y être très bonne, et la barre est plus élevée pour elle.

Après quasi 40 ans de service public, elle connaît parfaitement ses dossiers et 88 % des Américains la trouvent intelligente. Mais 65 % ne la trouvent pas honnête et 52% ont une opinion négative de cette cérébrale un peu froide. L’affaire de ses emails, les doutes alimentés par son adversaire sur la Fondation Clinton, ses liens avec Wall Street, ont contribué à ternir son image.

Elle a suspendu sa campagne ces derniers jours pour se préparer, s’est cloîtrée avec ses conseillers et ses dossiers chez elle à Chappaqua, au nord de New York, s’entraînant notamment avec des proches jouant Trump, à toutes les facettes possibles de son adversaire républicain.

Car le but du camp démocrate est de le faire craquer, pour montrer que Donald Trump n’a pas le tempérament d’un président.

Le républicain a lui pris son vendredi pour se préparer, et devait encore travailler dimanche au débat. Mais il a continué ses meetings les autres jours.

La préparation du débat « se passe très bien », a-t-il affirmé, volontairement décontracté.

Il n’a aucune expérience d’un débat présidentiel: 90 minutes de pression intense, avec une seule adversaire et un modérateur, qui sera lundi le présentateur du journal du soir de la chaîne NBC, Lester Holt.

Mais il compte sur son instinct, et n’a semble t-il pas voulu s’entraîner avec une fausse Hillary. Le but de ses conseillers: qu’il reste calme.

Il est encore perçu plus négativement que Mme Clinton: 61% des Américains ont de lui une opinion négative, rebutés par sa personnalité sans nuance et volontiers agressive.

Avant leur débat, les deux candidats à la Maison Blanche devaient rencontrer dimanche séparément le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à New York, où il était venu participer à l’Assemblée générale des Nations unies.

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