Netanyahu rencontrera Trump avant la réunion du Conseil de sécurité sur l’Iran
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Netanyahu rencontrera Trump avant la réunion du Conseil de sécurité sur l’Iran

Les activités nucléaires de Téhéran et son implantation en Syrie domineront l'ordre du jour des dirigeants israélien et américain au troisième jour de l'Assemblée générale

Le président américain Donald Trump accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche, le 5 mars 2018 à Washington (Crédit : AFP PHOTO / Mandel NGAN)
Le président américain Donald Trump accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche, le 5 mars 2018 à Washington (Crédit : AFP PHOTO / Mandel NGAN)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’entretiendra en tête-à-tête avec le président américain Donald Trump mercredi matin à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, avant une réunion du Conseil de sécurité sur l’Iran présidée par Trump lui-même.

Netanyahu est arrivé à New York mardi soir tard dans la soirée, manquant les discours de Trump et du président iranien Hassan Rouhani devant l’ONU.

M. Trump rencontrera M. Netanyahu au siège des Nations unies à Turtle Bay à 9h15 (16h15, heure d’Israël), selon la Maison Blanche.

La réunion entre Netanyahu et Trump sera probablement dominée par les efforts de Téhéran pour prendre pied en Syrie et livrer des armes sophistiquées au Hezbollah au Liban, ainsi que par les sanctions du gouvernement américain contre la République islamique.

Les deux dirigeants devraient également discuter de la proposition de paix israélo-palestinienne de la Maison Blanche, qui, selon les responsables de l’administration, est presque finalisée et pourrait être publiée dans les semaines à venir.

Netanyahu et Trump se sont rencontrés pour la dernière fois le 5 mars à Washington, mais se sont entretenus plusieurs fois au téléphone depuis.

Cette rencontre à la Maison Blanche était leur cinquième sommet bilatéral depuis l’entrée en fonction du président américain en janvier 2017.

Cette brève réunion aura lieu moins d’une heure avant que Trump ne reprenne les rênes du Conseil de sécurité, à la tête d’une réunion sur la non-prolifération et les armes de destruction massive qui portera essentiellement sur l’Iran, ce qui provoquera probablement un conflit avec les autres grandes puissances.

« Ce sera la réunion du Conseil de sécurité la plus suivie de tous les temps », a déclaré l’ambassadrice américaine Nikki Haley plus tôt cette semaine.

La rencontre diplomatique fera le point sur le dégel des relations entre la Corée du Nord et la Corée du Sud et sur les mesures novatrices prises par les Etats-Unis et la Corée du Nord pour faire face à la menace posée par les programmes nucléaires et de missiles balistiques de Pyongyang.

Mardi, lors d’un discours sans complaisance sur « America First », Trump a déclaré que les dirigeants iraniens « semaient le chaos, la mort et la destruction » et « propageaient le désordre au Moyen Orient et bien au-delà ». Son conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, a averti qu’il y aurait « un prix énorme à payer » si Téhéran s’en prenait aux États-Unis, à ses alliés ou aux autres partenaires.

Le président iranien Hassan Rouhani a répondu en accusant l’administration Trump de violer les règles du droit international et les « obligations des États » en se retirant de l’accord sur le nucléaire signé en 2015 avec les États-Unis et cinq autres grandes puissances.

Il est pratiquement certain que M. Rouhani n’assistera pas à la réunion du Conseil de sécurité, qui mettra à l’épreuve la capacité de M. Trump à maintenir un décorum diplomatique et à interagir avec les représentants des pays rivaux.

Le Conseil compte cinq membres permanents – les États-Unis, la Chine, la Russie, la Grande-Bretagne et la France – et dix autres États membres, qui occupent chacun un siège au Conseil pour un mandat de deux ans. L’Iran n’en fait pas partie.

Les travaux se poursuivront mercredi à l’Assemblée générale, où, pour une deuxième journée, 193 membres de l’ONU prendront la parole à tour de rôle sur les questions mondiales urgentes et leurs priorités nationales dans les affaires mondiales.

Parmi les orateurs provisoirement prévus figurent les dirigeants du Panama, de l’Irak, de la Colombie, de l’Afghanistan et de Cuba.

Cette année, 133 dirigeants du monde entier se sont inscrits pour assister à la session de l’Assemblée de cette année, qui se termine le 1er octobre, une augmentation significative par rapport aux 114 dirigeants de l’année dernière.

M. Netanyahu doit prononcer un discours jeudi en début d’après-midi, quelques minutes seulement après le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

Après s’être entretenu avec M. Trump mercredi, M. Netanyahu doit avoir des entretiens bilatéraux séparés avec le président guatémaltèque Jimmy Morales, le président polonais Andrzej Duda, le chancelier autrichien Sebastian Kurz et le président français Emmanuel Macron.

La rencontre avec M. Macron aura lieu quelques jours après que la France et d’autres pays européens se soient mis d’accord pour créer un mécanisme avec l’Iran afin d’échapper aux sanctions américaines qui seront imposées à la suite du retrait de Trump de l’accord sur le nucléaire en 2015. Netanyahu avait été parmi les critiques les plus véhéments de l’accord.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, (à gauche), avec le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi, (à droite), à New York, le 18 septembre 2017. (Crédit : Avi Ohayun/GPO)

M. Netanyahu rencontrera également le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi mercredi soir tard dans la nuit, bien que le cabinet du Premier ministre n’ait pas confirmé cette rencontre.

L’année dernière, les deux dirigeants ont tenu leur toute première réunion publique en marge de l’Assemblée générale.

Jeudi, M. Netanyahu rencontrera le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, et le Président rwandais, Paul Kagame, après avoir prononcé son discours devant l’Assemblée générale.

Son discours, pour lequel trois ministres israéliens – Miri Regev, Ayoub Kara et Tzahi Hanegbi – seront présents, est prévu pour 13 heures (20 heures en Israël), mais l’horaire n’est pas encore définitif, et pourrait se situer aux alentours de 14h30, selon son Bureau.

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