Netanyahu rencontrera Trump pour parler du plan à Gaza, le 29 décembre
La cinquième visite de Netanyahu depuis janvier, qui devrait avoir lieu en Floride, pourrait s'étendre sur une semaine ; l'envoyé américain Waltz discute de la nécessité de garantir la "stabilité" en Cisjordanie avec le roi de Jordanie

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu rencontrera le président américain Donald Trump aux États-Unis, le 29 décembre, pour discuter des plans consacrés à l’avenir de Gaza, a annoncé le Bureau du Premier ministre dans la journée de lundi.
« Le Premier ministre s’entretiendra avec le président Trump le lundi 29 décembre. Ils discuteront des prochaines étapes et des prochaines phases du plan de cessez-le-feu, ainsi que de la force internationale de stabilisation », a fait savoir le porte-parole du gouvernement, Shosh Bedrosian, lors d’une conférence de presse qui a eu lieu sur internet.
Ce sera le cinquième déplacement de Netanyahu aux États-Unis depuis l’entrée en fonction de Trump, au début de l’année – et le premier depuis que l’administration Trump a négocié un cessez-le-feu qui a ouvert la porte à la remise en liberté des otages, et qui a ainsi mis un terme à deux ans de combats dans la bande de Gaza.
Le Bureau du Premier ministre n’a pas confirmé la durée du séjour de Netanyahu aux États-Unis, ni précisé où les deux hommes se rencontreront.
Selon les médias israéliens, Netanyahu souhaite se rendre aux États-Unis du 28 décembre au 4 janvier, période pendant laquelle de nombreux officiels seront en congé à l’occasion des fêtes.
Des informations ont semblé indiquer que le rendez-vous pourrait être donné à Mar-a-Lago, la résidence que possède Trump dans le sud de la Floride – résidence qui se situe à proximité du domicile du fils de Netanyahu.
Trump avait invité Netanyahu au début du mois – et la majorité des observateurs pensent que les deux hauts-responsables évoqueront les avancées du plan de paix américain à Gaza, les accords de sécurité qui sont actuellement en cours de négociation avec la Syrie et le Liban et d’autres questions régionales.
Le président américain et le Premier ministre israélien s’étaient rencontrés pour la dernière fois en Israël, lors d’une visite éclair faite par Trump pour célébrer l’accord de cessez-le-feu qui venait d’être signé, en date du 13 octobre.
Les deux interlocuteurs cherchent désormais à passer à la deuxième phase du plan en 20 points de l’administration qui vise à mettre un terme à la guerre – une phase qui décrit notamment les modalités de la gouvernance au sein de l’enclave.
Le plan prévoit le désarmement du Hamas, la mise en place d’une instance technocratique palestinienne qui sera chargée de prendre en charge les affaires, à Gaza, ainsi que le déploiement d’une force multinationale dans la région – déploiement qui s’effectuera après le retrait de l’armée israélienne de la bande.
Israël exige le désarmement du Hamas comme condition préalable à la mise en œuvre du plan.
Dans la journée de dimanche, Netanyahu a fait part de son scepticisme s’agissant de la capacité d’une force multinationale chargée de patrouiller au sein de l’enclave côtière de parvenir à désarmer le Hamas – même s’il a promis que ce désarmement aurait lieu, vantant la puissance d’Israël.
La question des négociations entourant la possible finalisation d’un nouvel accord de sécurité avec la Syrie – des pourparlers qui sont presque au point mort depuis qu’Israël a, semble-t-il, modifié ses exigences en échange du retrait de ses soldats du sud du territoire syrien, un territoire que le pays occupe depuis le mois de décembre dernier – devrait également figurer à l’ordre du jour de la visite de Netanyahu.
Israël avait initialement expliqué avoir saisi ces territoires par crainte qu’ils ne tombent entre de mauvaises mains, et l’État juif avait ajouté qu’il les conserverait jusqu’à ce qu’un nouvel accord de sécurité soit conclu. Des informations qui ont été diffusées le mois dernier laissent toutefois penser que les conditions de Jérusalem ont changé depuis, et que les responsables exigent désormais l’établissement de relations diplomatiques complètes. Damas a assuré qu’une telle possibilité n’était pas à l’ordre du jour pour le moment.
Et la semaine dernière, Trump a mis en garde Israël contre toute tentative de déstabilisation de la Syrie et de ses nouveaux dirigeants – un avertissement lancé quelques jours après que des soldats de l’armée israélienne ont affronté des hommes armés dans le sud du pays – et il s’est dit « très satisfait » des résultats obtenus par le pays sous la direction de son président actuel, Ahmed al-Sharaa.
Le mois dernier, Trump a reçu Sharaa avant de s’entretenir avec le protecteur du chef syrien, le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane. Il a promis de vendre à Ryad des avions de combat F-35, même si les Saoudiens continuent de refuser de normaliser leurs relations avec Israël. Certains craignent que cette vente ne compromette l’avantage militaire qualitatif d’Israël (QME) dans la région, que Trump est tenu de préserver en vertu d’une obligation imposée par le Congrès.
Waltz salue la réouverture du passage frontalier
L’annonce de ce voyage est intervenue alors que l’ambassadeur américain auprès des Nations unies, Mike Waltz, était en visite en Israël pour des discussions liées au plan pour Gaza.
Lors d’une réunion avec Netanyahu qui a eu lieu lundi, Waltz a remercié Israël d’avoir rouvert un poste-frontière qui relie la Jordanie et la Cisjordanie – un point de passage qui avait été fermé dans l’année dans le sillage d’une attaque meurtrière perpétrée par un Jordanien qui se trouvait au volant d’un camion qui transportait de l’aide humanitaire à Gaza.
« Waltz a salué la coopération d’Israël dans l’élargissement des postes-frontières, s’agissant notamment du pont Allenby-King Hussein, qui permettra d’améliorer l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza, et il a souligné l’importance d’une collaboration continue dans le but de garantir la stabilité régionale », est-il écrit dans un communiqué américain.
Waltz, ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, a emprunté le pont, dans la matinée de lundi, après avoir passé la journée de dimanche en Jordanie, où il a discuté de « la nécessité de la stabilité en Cisjordanie » lors d’une réunion avec le roi Abdallah II, selon un communiqué.
Des propos qui ont paru faire référence aux violences commises à l’encontre des Palestiniens par les partisans du mouvement pro-implantation israélien – des violences sur lesquelles l’administration Trump commence à prudemment se prononcer après des mois d’aggravation des agressions et après des mois d’impunité quasi totale.
Waltz, dont l’épouse est jordanienne, « a remercié le roi pour tous les efforts qui sont déployés par la Jordanie dans le but d’apporter une aide humanitaire aux Palestiniens », a souligné le communiqué américain qui était consacré à cette rencontre de dimanche.
Jacob Magid a contribué à cet article.







