Netanyahu salue la libération de Pollard
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Netanyahu salue la libération de Pollard

Jonathan Pollard, un Juif américain analyste de la Navy, a été emprisonné pendant 30 ans pour espionnage au profit d'Israël

Jonathan Pollard après sa libération de prison, avec son épouse Esther, le 20 novembre 2015. (Crédit : Justice for Jonathan Pollard)
Jonathan Pollard après sa libération de prison, avec son épouse Esther, le 20 novembre 2015. (Crédit : Justice for Jonathan Pollard)

Le Premier ministre israélien s’est réjouit de la libération de Jonathan Pollard dans un communiqué : « Le peuple d’Israël se félicite de la libération de Jonathan Pollard. En tant que personne qui a soulevé le cas de Jonathan pendant des années auprès des présidents américains successifs, j’avais longtemps espéré que ce jour viendrait. Après trois longues et difficiles décennies, Jonathan a été réuni avec sa famille. Que ce Shabbat lui apporte beaucoup de joie et de paix qui se poursuivra dans les années et les décennies à venir ».

Jonathan Pollard, un juif américain ayant espionné au profit d’Israël, est sorti vendredi de sa prison aux Etats-Unis après trente ans de détention, a indiqué à l’AFP le porte-parole de son principal groupe de soutien en Israël.

« Je peux confirmer que Jonathan Pollard est libre au bout de 30 ans » (de prison), a déclaré le porte-parole de ce groupe qui milite depuis des années pour sa libération.

Le porte-parole de ce groupe appelé « justice pour Jonathan Pollard », joint par téléphone par l’AFP, n’a pas fourni plus de détails sur la destination de Jonathan Pollard.

L’ex-brillant analyste de l’US Navy, âgé de 61 ans, reste soumis à cinq ans d’interdiction de quitter le territoire américain après sa libération.

Jonathan Pollard est resté pendant plusieurs décennies une pomme de discorde majeure entre Israël et l’Amérique, dont les présidents successifs, de Ronald Reagan à Barack Obama, ont toujours refusé sa libération anticipée, malgré les pressions des gouvernements israéliens.

Le ministre israélien de l’Education Naftali Bennett avait fait état jeudi, dans les médias israéliens, d’un mot d’ordre du chef du gouvernement à ses ministres de limiter les déclarations trop enthousiastes afin de ménager Washington.

Le président israélien Reuven Rivlin et le ministre de la Défense Moshé Yaaalon ont salué cette libération, dans des comuniqués relativement brefs.

« Béni soit celui qui libère l’emprisonné. Nous offrons nos bénédictions à la libération de Jonathan Pollard après de nombreuses et longues années difficiles d’emprisonnement. Au fil des années, nous avons ressenti la douleur de Jonathan, et on se sentait responsable et obligé de voir sa libération ».

« Nous félicitons Jonathan et sa famille aujourd’hui pour leur réunion et prions pour qu’ils aient de nombreuses années de bonheur, de santé, et d’harmonie », a souligné le président israélien.

Le ministre de la Défense a quant à lui souhaité que le premier shabbat (jour de repos hebdomadaire dans la religion juive, du vendredi soir au samedi soir) de Jonathan Pollard « en tant qu’homme libre soit le symbole pour lui d’un nouveau départ ».

Jonathan Pollard est devenu pratiquant en prison et respecte les rituels du shabbat.

« Après des dizaines d’années de prières et d’initiatives en faveur de sa libération, nous sommes émus, avec l’ensemble du peuple d’Israël, de voir arrivé le jour où notre frère Jonathan retrouve la liberté », a de son côté déclaré le grand rabbin d’Israël David Lau.

Les avocats du prisonnier avaient affiché ces derniers jours une discrétion, refusant de s’exprimer et de donner des détails sur les intentions de leur client une fois libre.

Un mutisme partagé à la prison de Butner, qui avait demandé jeudi aux journalistes de se tenir à l’extérieur de l’enceinte et en refusant de préciser l’heure de sortie prévue de Pollard.

Celui-ci aurait fourni l’assurance d’avoir un emploi et un lieu de résidence dans la région new-yorkaise même si, selon ses proches, il désire s’établir en Israël avec Esther Zeitz, une juive canadienne qu’il a épousée en prison.

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