Netanyahu se moque des compétences en anglais de Lapid
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Netanyahu se moque des compétences en anglais de Lapid

Une publicité de campagne du Likud tourne en ridicule l'anglais du co-dirigeant du parti Kakhol lavan

Yair Lapid, à gauche, alors ministre des Finances , et le Premier ministre Benjamin Netanyahu en 2013. (Crédit : Flash90)
Yair Lapid, à gauche, alors ministre des Finances , et le Premier ministre Benjamin Netanyahu en 2013. (Crédit : Flash90)

Cette semaine, le Premier ministre Benjamin Netaynahu et le co-dirigeant du parti Kakhol lavan Yair Lapid ont échangé des piques sur les réseaux sociaux sur leurs compétences respectives en anglais, après qu’une publicité de campagne du Likud a critiqué la maîtrise de l’anglais de Lapid.

Lundi, la campagne du Likud retweeté par Netanyahu se moquait de l’anglais hésitant de Lapid à un certain moment d’un entretien en anglais (même s’il s’est montré parfaitement capable de parler en anglais). Pourtant, le principal point de critique du Likud et de ses partisans sur les réseaux sociaux était la prononciation par Lapid du mot anglais « conundrum ».

La publicité de campagne montrait une transcription phonétique des commentaires de Lapid, et présentait le mot comme « conundrum??? », insinuant que Lapid inventait des mots qui n’existaient pas. La publicité continue en montrant Netanyahu qui s’exprime couramment en anglais sur le droit d’Israël à se défendre.

En fait, la prononciation du mot par Lapid était parfaitement compréhensible – même s’il y a peut-être un accent hébreu prononcé, mais rien d’autre.

L’élu de Kakhol lavan a répondu, affirmant que Netanyahu et ses partisans n’avaient pas des bonnes compétences en anglais.

« Bibi, laisse-moi t’aider, a-t-il tweeté, en utilisant le surnom de Netanyahu et en ajoutant une définition du dictionnaire du mot. « ‘Conundrum’ signifie ‘dilemme’ ou ‘problème difficile' ».

Les soutiens du Likud ne parlaient pas de cela, et ils ont insisté pour dire que Lapid avait littéralement massacré le nom, ayant clairement prononcé « T » alors qu’il aurait évidemment dû dire « D »… et cela a continué.

C’est, sans aucun doute, un débat sérieux et solide sur les problèmes actuels.

Mardi, Lapid a encore fait l’objet de critiques après avoir attaqué le gouvernement de Netanyahu en utilisant une anecdote sur son père, qui s’est révélée fausse.

Yosef ‘Tommy’ Lapid en 2003 (Flash90)

Réagissant à l’éviction du directeur général du ministère par le ministre de la Justice Amir Ohana – dans ce qui a été désigné comme étant une décision motivée politiquement – Lapid, le fils du défunt ministre de la Justice Yosef « Tommy » Lapid, s’est souvenu de la décision de son père d’embaucher Emi Palmor comme chef du département des grâces « plusieurs mois après qu’il a été nommé ministre de la Justice ».

Lapid a poursuivi : « ‘Je ne la connaissais pas avant’, a dit [mon père]. ‘Je ne sais pas pour qui elle vote, mais elle est intelligente, talentueuse, professionnelle, respectable et apolitique’. Je suis sa [carrière] depuis lors. Il y a peu d’employés du gouvernement aussi impressionnantes qu’elle ».

Mais voilà le seul problème de cet hommage touchant de Lapid : il s’est rapidement révélé faux. Palmor a été nommée à la tête du département des Grâces en 2000, alors que le père de Lapid a été nommé ministre en 2003.

Le ministre de la Justice Amir Ohana (gauche) avec la directrice générale du ministère de la Justice Emi Palmor lors d’une cérémonie d’accueil pour Chana au ministère à Jérusalem, le 23 juin 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

La publication de Lapid a rapidement été critiquée et tournée en ridicule sur Twitter, et il a été forcé à publier un rectificatif que son père « n’a pas nommé » Palmor mais « a travaillé avec elle et il l’appréciait beaucoup ». Il a ajouté : « Dans le même temps, Ohana l’a virée afin de [pouvoir] nommer un Procureur général pour Bibi qui le sauvera de la prison ».

Il y avait un autre problème dans la première publication de Lapid que les critiques ont rapidement souligné : il a fait référence à Palmor comme Amy, plutôt qu’Emi.

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