Netanyahu s’entretient avec la Grèce et Chypre pour livrer du gaz à l’Europe
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Netanyahu s’entretient avec la Grèce et Chypre pour livrer du gaz à l’Europe

Les alliés régionaux parlent d'un projet de gazoduc qui pourrait alimenter 20 milliards de mètres cubes sur le marché européen en pleine croissance

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, son homologue grec Alexis Tsipras et le président chypriote Nikos Anastasiades, à Thessalonique, en Grèce, le 15 juin 2017. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, son homologue grec Alexis Tsipras et le président chypriote Nikos Anastasiades, à Thessalonique, en Grèce, le 15 juin 2017. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est entretenu mercredi avec le Premier ministre grec Alexis Tsipras et le président chypriote Nicos Anastasiades pour discuter d’un projet qui permettrait à Israël de pomper du gaz naturel vers les deux pays, puis vers l’Europe.

Netanyahu a d’abord parlé avec Anastasiades, et ensuite avec Tsipras, a déclaré le Bureau du Premier ministre dans un communiqué.

Au cours des conversations, les dirigeants ont discuté de sujets régionaux et de l’avancement des études de faisabilité pour la pose d’un gazoduc entre Israël et Chypre, puis vers l’Europe de l’Ouest via la Grèce, a déclaré le Bureau du Premier ministre.

Une réunion trilatérale est prévue en mai.

Netanyahu a rencontré Tsipras et Anastasiades en juin après que les trois pays ont signé une déclaration commune à Tel Aviv en avril 2017 pour promouvoir la construction du gazoduc.

Photo illustrative des plateformes israéliennes de gaz naturel en Méditerranée, 2 septembre 2015. (Flash90)

L’oléoduc proposé commencerait à environ 170 kilomètres au large de la côte sud de Chypre et s’étendrait sur 2 200 kilomètres pour atteindre Otranto, en Italie, via la Crète et la Grèce continentale.

Il aura la capacité de transporter jusqu’à 20 milliards de mètres cubes de gaz par an. Les besoins d’importation de gaz de l’Europe devraient augmenter de 100 milliards de mètres cubes par an jusqu’en 2030.

En décembre, le ministre de l’énergie, Yuval Steinitz, a déclaré qu’une étude sur le projet de gazoduc EastMed montre que le raccordement est faisable, même s’il présente des défis techniques en raison des profondeurs impliquées.

S’exprimant avant la signature d’un accord entre Chypre, Israël, la Grèce et l’Italie affirmant leur engagement à aller de l’avant dans le projet, Steinitz a déclaré à l’Associated Press que le pipeline estimé à 6,2 milliards d’euros (7,36 milliards de dollars) pourrait prendre 6-7 ans à construire et que les pays concernés « prennent cela au sérieux ».

Yuval Steinitz, au centre, ministre de l’Energie, Yiorgos Lakkotrypis, à droite, ministre chypriote de l’Energie, du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme, et Giorgos Stathakis, ministre grec de l’Economie, présentent le projet de plus long pipeline sous-marin au monde, à Tel Aviv, le 3 avril 2017. (Crédit : Jack Guez/AFP)

Steinitz a dit à l’époque que des gisements importants déjà découverts en Méditerranée orientale, dont le gisement Leviathan d’Israël, ne sont « que la pointe de l’iceberg » et qu’il est « très probable » que l’on trouvera plus de gaz dans les eaux chypriotes.

Il a souligné qu’une étude commandée par Israël estimait qu’une exploration plus poussée au large des eaux israéliennes pourrait permettre de découvrir plus de trois fois le milliard de mètres cubes de gaz qui a déjà été découvert.

La Grèce et Israël prévoient également une liaison par câble électrique sous-marin et envisagent également un câble de données méditerranéen.

Longtemps gelés, les liens d’Israël avec la Grèce et Chypre se sont nettement améliorés ces dernières années, coïncidant avec une dispute entre Israël et la Turquie, rivale régionale.

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