Netanyahu sera interrogé par la police vendredi
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Netanyahu sera interrogé par la police vendredi

La police a l'intention d'interroger le Premier ministre sur son rôle dans l’affaire Bezeq et sur l’affaire des sous-marins

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu préside la réunion hebdomadaire de cabinet à son bureau de Jérusalem le 4 février 2018 (Crédit : AFP / POOL / JIM HOLLANDER)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu préside la réunion hebdomadaire de cabinet à son bureau de Jérusalem le 4 février 2018 (Crédit : AFP / POOL / JIM HOLLANDER)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu sera de nouveau interrogé par la police ce vendredi, a rapporté Hadashot.

Selon l’article, la police a l’intention d’interroger le Premier ministre sur son rôle dans l’affaire liée à Bezeq et sur l’affaire des sous-marins – deux affaires de corruption présumée pour lesquelles il sera entendu comme suspect et comme témoin.

La police, qui a interrogé M. Netanyahu à sept reprises depuis début 2017, avait recommandé le 13 février son inculpation pour corruption, fraudes et abus de confiance dans deux autres dossiers.

Interrogé par l’AFP, un porte-parole de la police n’a pas été en mesure de confirmer que le Premier ministre serait interrogé vendredi.

Netanyahu avait demandé à retarder l’interrogatoire jusqu’à ce qu’il revienne d’une visite aux Etats-Unis, mais la police aurait refusé.

Dans l’affaire Bezeq, connue sous le nom d’affaire 4000, le Premier ministre est soupçonné d’avoir conclu un accord sous lequel Elovitch, propriétaire du site d’information Walla et actionnaire majoritaire de la société Bezeq, aurait influencé la couverture médiatique concernant Netanyahu et sa famille sur le site Walla, en échange d’un accord en faveur d’Elovitch avec le ministère des Communications qui représenterait potentiellement des centaines de millions de shekels.

Parmi les quatre autres personnes arrêtées, figure Shlomo Filber l’ex-directeur général du ministère des Communications présenté comme l’un des rares hommes de confiance de Benjamin Netanyahu. Il a négocié avec les enquêteurs un accord de coopération en échange d’un statut de témoin protégé lui garantissant qu’il n’irait pas en prison.

Selon la presse, la police soupçonne M. Filber d’avoir servi d’intermédiaire entre les Netanyahu et Shaul Elovitch dans les affaires concernant Bezeq et Walla.

La police a par ailleurs prolongé dimanche la garde à vue de Eli Kamir, un conseiller en communication soupçonné lui aussi d’être impliqué dans l’affaire Bezeq. Il était détenu pour une autre affaire portant sur une tentative d’obtenir une faveur d’une juge.

Les enquêteurs soupçonnent M. Kamir d’avoir tenté d’acheter la bienveillance d’une magistrate. Selon la presse, il aurait offert à une juge le poste très haut placé de procureure générale. En échange, elle aurait dû s’engager à clore l’enquête sur l’emploi suspect de fonds publics à la résidence du Premier ministre, en particulier de la part de Sara Netanyahu.

Dans l’affaire des sous-marins, connue sous le nom d’affaire 3000, des fonctionnaires sont soupçonnés d’avoir reçu des pots-de-vins afin d’influencer la décision israélienne d’acheter quatre patrouilleurs et trois sous-marins de classe Dolphin d’une valeur de 2 milliards d’euros au constructeur naval allemand ThyssenKrupp, malgré l’opposition du ministère de la Défense concernant l’achat.

Deux avocats personnels de Netanyahu ont été mis en examen dans cette affaire.

La police a déjà recommandé l’inculpation de M. Netanyahu dans deux affaires. Elle le soupçonne, lui et des membres de sa famille, d’avoir reçu pour un million de shekels (285 000 dollars) cigares de luxe, bouteilles de champagne et bijoux de la part de richissimes personnalités, en échange de faveurs financières ou personnelles.

Dans un autre dossier, les enquêteurs suspectent M. Netanyahu d’avoir tenté de conclure avec le propriétaire du Yediot Aharonot un accord pour une couverture plus favorable de la part du plus grand quotidien israélien payant.

La décision d’inculper ou non le Premier ministre dans ces deux affaires dépend désormais du procureur général.

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