Netanyahu : Tolérance zéro pour les roquettes qui sont « immédiatement frappées »
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Netanyahu : Tolérance zéro pour les roquettes qui sont « immédiatement frappées »

Le Premier ministre affirme que la politique de rejet des roquettes, cette "bruine" émanant de Gaza et de la Syrie, a fait ses preuves

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prononce un discours au troisième jour de la conférence sécuritaire de Munich (MSC) organisée à l'hôtel Bayerischer Hof à Munich, dans le sud de l'Allemagne, le 18 février 2018 (Crédit : AFP PHOTO / Thomas KIENZLE)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prononce un discours au troisième jour de la conférence sécuritaire de Munich (MSC) organisée à l'hôtel Bayerischer Hof à Munich, dans le sud de l'Allemagne, le 18 février 2018 (Crédit : AFP PHOTO / Thomas KIENZLE)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré mardi qu’il avait la certitude de la justesse du choix d’une politique de tolérance « zéro » concernant les attaques de roquettes provenant de la bande de Gaza et de la Syrie, indépendamment de leur éventuelle intermittence.

« Ma politique est celle de zéro ‘débordement’, » a-t-il déclaré aux cadets du Collège de défense nationale, une institution académique qui forme des responsables de la défense de haut-rang dans les secteurs de la sécurité nationale.

« Il n’y a pas de tolérance affichée envers les débordements, pas de ‘goutte-à-goutte’ – elles sont immédiatement frappées » en riposte aux attaques, a-t-il dit. « Cela n’a pas toujours été cette politique qui a été mise en oeuvre mais elle a prouvé sa justesse ».

« Bruine » est un terme souvent utilisé par Israël pour décrire les attaques intermittentes qui ont été la norme le long de la frontière avec Gaza dans les années qui se sont écoulées depuis le retrait israélien de la bande, et même durant des périodes de calme relatif. « Débordement » est un terme également usité fréquemment en référence aux frappes à la roquette dans le nord d’Israël, résultat non-intentionnel d’années de conflits entre le régime syrien et les forces rebelles le long de la frontière.

Netanyahu a ajouté que « dans un petit pays comme Israël, une chose est certaine : Nous devons maintenir notre capacité à nous défendre, et notre capacité à attaquer et à dissuader qui est à la base de notre capacité de défense ».

Les démineurs de la police sortent un morceau de la roquette tirée depuis la bande de Gaza qui a atterri sur une route de Sdérot, le 5 octobre 2016. (Crédit : police israélienne)

« Au moins dans notre région, la probabilité de la survie du faible n’est pas élevée. C’est le fort qui survit », a-t-il déclaré. « Et la condition de base de l’existence d’une nation telle que la nôtre… est d’être forte et non faible ».

La semaine dernière, Netanyahu a salué la politique israélienne de ciblage de sites du Hamas dans la bande de Gaza en réponse à toute agression émanant du territoire, affirmant qu’elle empêchait des attaques supplémentaires.

« Peu importe qui en a été l’auteur. Ce qui importe, c’est qui ne l’a pas empêché », a dit Netanyahu évoquant les gouvernants du Hamas à Gaza.

Depuis la guerre de 2014, le Hamas a largement empêché d’autres groupes terroristes de la bande de Gaza de mener des attentats, menant à l’une des périodes les plus calmes entre Israël et l’enclave côtière depuis la guerre des Six jours de 1967, selon des statistiques israéliennes sur les attentats terroristes.

« Il ne s’agit pas de l’amour que nous porte le Hamas, mais bien de l’amour que nous nous portons », a expliqué Netanyahu.

Judah Ari Gross a contribué à cet article.

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