Netanyahu va mettre en garde contre l’ingérence iranienne à Moscou
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Netanyahu va mettre en garde contre l’ingérence iranienne à Moscou

Avant sa rencontre avec Poutine, le Premier ministre a dénoncé la tentative d'implanter un front anti-israélien sur le plateau du Golan et a salué la coopération avec la Russie.

Le président russe Vladimir Poutine, à gauche, avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, au Kremlin, à Moscou, le 7 juin 2016. (Crédit : Maxim Shipenkov/Pool/AFP)
Le président russe Vladimir Poutine, à gauche, avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, au Kremlin, à Moscou, le 7 juin 2016. (Crédit : Maxim Shipenkov/Pool/AFP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu est parti jeudi à Moscou pour rencontrer le président russe Vladimir Poutine, auquel il devrait faire part de sa volonté de renforcer la « relation durable » entre Israël et la Russie, a indiqué le bureau du Premier ministre mercredi.

Dans un communiqué émis avant cette visite de vingt-quatre heures, le bureau de Netanyahu a indiqué que ce dernier évoquerait les développements en Syrie et les moyens de combattre la présence militaire iranienne dans ce pays ravagé par la guerre.

« Le Premier ministre Netanyahu exprimera l’opposition véhémente d’Israël au fait de permettre la présence des troupes iraniennes, ou de groupes satellites sur notre frontière nord […] sous les termes de n’importe quel accord », dit le communiqué.

Depuis son intervention dans la guerre civile syrienne en 2015, la Russie a travaillé étroitement avec l’Iran pour aider à renforcer le régime du président Bashar el-Assad et préserver les intérêts des deux pays en Syrie.

Le président russe Vladimir Poutine, à gauche, saluant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Moscou, le 21 septembre 2015 (Crédit : ambassade d'Israël en Russie / Flash90 / via JTA)
Le président russe Vladimir Poutine, à gauche, saluant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Moscou, le 21 septembre 2015 (Crédit : ambassade d’Israël en Russie / Flash90 / via JTA)

S’exprimant au début de la réunion hebdomadaire de son cabinet dimanche à Jérusalem, Netanyahu a déclaré que l’Iran cherchait à exploiter les tentatives récentes de conclure un accord solution politique en Syrie afin d’y consolider sa présence militaire.

« C’est une tentative de l’Iran de s’implanter de manière permanente en Syrie, avec avec des forces terrestres et navales », a-t-il dit, ajoutant que même sans un accord garantissant sa présence à long terme dans le pays, l’Iran s’assurera d’y conserver un ancrage.

« Le Premier ministre a l’intention d’évoquer une fois encore avec Poutine le fait que le plateau du Golan ne fera pas partie d’un accord quel qu’il soit », a établi le communiqué de mercredi.

Les responsables israéliens accusent depuis longtemps les Gardiens de la révolution iranienne de construire un front anti-israélien dans le Golan syrien, aux côtés des forces du Hezbollah et des Druzes locaux opposés à l’Etat juif.

Netanyahu a cherché l’aide de la Russie pour s’efforcer de déjouer les tentatives de l’Iran et de son aile terroriste du Hezbollah qui cherchent à utiliser la Syrie comme base d’attaque contre Israël. Il a déclaré aux médias russes au cours d’une visite à Moscou au mois de juin dernier que « l’Iran ne sera pas autorisé, en utilisant le Hezbollah, à se servir du territoire syrien pour nous attaquer et ouvrir un autre front terroriste contre nous dans le Golan. »

La semaine dernière, Chagai Tzuriel, directeur général du ministère des Renseignements, a indiqué au Times of Israël qu’empêcher l’Iran et le Hezbollah de s’implanter dans le Golan était une priorité dans l’ordre du jour de l’appareil sécuritaire israélien.

La fumée monte du village syrien de Jubata al-Khashab, après des frappes de l'armée israélienne sur des positions de l'armée syrienne en représailles après un tir de mortier syrien sur le plateau du Golan, le 10 septembre 2016. (Crédit : Jalaa Marey/AFP)
La fumée monte du village syrien de Jubata al-Khashab, après des frappes de l’armée israélienne sur des positions de l’armée syrienne en représailles après un tir de mortier syrien sur le plateau du Golan, le 10 septembre 2016. (Crédit : Jalaa Marey/AFP)

Malgré l’alliance de la Russie avec l’Iran et le Hezbollah en Syrie, Israël aurait mené un certain nombre de frappes aériennes contre des convois d’armement se dirigeant vers le Liban, promettant qu’il ne laissera pas des systèmes de missiles sophistiqués ou des armes chimiques tomber entre les mains du Hezbollah.

« C’est une rencontre très importante pour la sécurité israélienne », a déclaré Netanyahu, des propos repris par le communiqué de mercredi.

Le Premier ministre est parti de l’aéroport Ben Gurion à 8h15 jeudi matin, et il reviendra en Israël dans la soirée. Il sera accompagné du ministre de l’Environnement Zeev Elkin, du conseiller à la sécurité nationale Jacob Nagel, du chef des renseignements militaires Herzl Halevy, et du secrétaire militaire de Netanyahu, Eliezer Toledano.

Raoul Wootliff a contribué à cet article.

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